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vendredi 30 décembre 2016

36 - Soleil levant

Auteur : Michael Crichton
Éditeur : Pocket

À Los Angeles, une jeune femme se fait assassiner dans la tour Nakamoto lors d'une soirée réunissant le gratin de la scène politique et quelques stars du show-business. L'agent de liaison en poste cette nuit-là se voit confier la délicate mission de résoudre ce crime de la manière la plus discrète possible, tout en ménageant les susceptibilités nippones vis à vis des États-Unis. Il aura besoin de toute l'aide que pourra lui apporter un confrère spécialiste du Japon... Ce crime n'est que le point de départ de l'intrigue, mais le cœur de l'histoire est cette guerre économique que le Japon et les États-Unis mènent. Ou plutôt que le Japon mène envers des États-Unis qui ont tendance à se laisser faire. 

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, même si je ne m'attendais pas du tout à ce genre de développements. La confrontation de deux cultures si différentes est très bien expliquée. Pour les Japonais, les affaires s'apparentent à une guerre qu'il faut gagner à tout prix, et dans laquelle leur honneur est en jeu. Toutes leurs décisions découlent de ce fait, et sans l'aide de John Connor, qui connait par cœur leur manière de penser, le lieutenant Smith aurait eu bien du mal à démêler toute cette histoire, au final plus politique que criminelle.

Le duo de protagonistes fonctionne très bien, même si j'aurais apprécié en savoir un peu plus sur le mystérieux Connor et son passé au pays du Soleil Levant. Le parti pris de l'auteur concernant la main-mise du Japon sur les États-Unis est originale et pousse à la réflexion, mais je préfère ne pas trop donner foi à ses idées et garder mon âme d'enfant et mes yeux émerveillés envers ce peuple à la culture si surprenante...

vendredi 25 novembre 2016

34 - Les Visages de Dieu

Auteur : Mallock
Éditeur : Pocket

J'ai découvert le commissaire Amédée Mallock dans Les Larmes de Pancrace, une histoire que j'avais adorée et dévorée en me promettant de parcourir les aventures précédentes. On remonte donc le temps et me voici plongée dans la toute première aventure de cet ours au cœur tendre, usant d'opium pour synthétiser les indices récoltés au cours de ses enquête sous forme de rêves prémonitoires, plongé cette fois dans une affaire de serial killer au cœur de Paris.

Les visages de Dieu est le premier tome des Chroniques barbares, et de la barbarie on en a à revendre ici. Le Maquilleur, c'est ainsi que les flics ont surnommé ce tueur en série, qui s'amuse à maquiller ses victimes après les avoir droguées et leur avoir fait subir les pires tortures possibles. Le commissaire en charge de l'enquête patine, et c'est donc le très célèbre et redouté "Mallock-le-sorcier" qui va reprendre l'enquête, aidé de son équipe de choc et de ses précieuses visions.

Quel plaisir de retrouver ce cher Mallock, un personnage à la fois ours et caramel, au caractère bien trempé, qui a vu les pires horreurs possibles au cours de sa vie, mais qui ne reste vraiment marqué que par l'une d'elles : la mort de son fils. Et il y repensera souvent au cours de cette histoire, le Maquilleur ayant choisi parmi ses cibles une fillette et un bébé. Et il faut avoir le cœur bien accroché lorsqu'on découvre les nombreuses tortures que ces victimes ont subies, de l'amputation à l'empalement... et j'en passe. 

Donc oui il y a beaucoup d'horreurs dans ce livre, mais nous ne sommes pas ici dans ces histoires qui ne proposent qu'une surenchère d'images sanglantes et morbides pour attirer le public sans intrigue pertinente. Car nous sommes dans un Mallock, auteur éponyme de son héros. Et dans un Mallock, l'attrait se fait tout d'abord par une écriture vraiment belle, qu'on prend plaisir à lire. Loin d'être un simple roman de gare, un Mallock, c'est de la littérature. Ensuite il y a l'intrigue, dans un Mallock, elle est complexe, très bien ficelée, et pleine de suspense et de surprises. Et enfin il y a les personnages, notre cher commissaire bien évidemment, tellement attachant, mais également son équipe, son entourage, les rôles secondaires... Tous sont crédibles, bien définis, on s'y attache ou on les déteste, bref, quand on lit un Mallock, on vit l'histoire à fond. 

Avec tout ça, moi, les Mallock, j'en suis fan !

Et puisque j'ai eu la chance, grâce à Babelio, de rencontrer l'auteur et d'avoir un autographe dans mon exemplaire des Larmes de Pancrace, pour le plaisir je vous le remets ici !

jeudi 3 mars 2016

09 - L'attrape-cœurs

Auteur : J.D. Salinger
Éditeur : Pocket

Holden est un ado paumé de 16 ans, issu d'une famille aisée, qui se fait renvoyer une nouvelle fois de son collège, trois jours avant les vacances de Noël. Craignant d'affronter ses parents, il décide de fuguer. Écrit à la première personne, nous allons donc vivre avec lui, de l'intérieur, ces trois jours d'errance, de réflexions, de rencontres, au hasard des rues new-yorkaises.

L'attrape-cœurs  est un grand classique de la littérature américaine, mais je ne l'ai pas trouvé très évident à lire. Enfin non. Ça se lit plutôt rapidement, il n'y a pas de temps morts, on finit sans peine par s'attacher à ce jeune ado en pleine recherche de soi, mais déjà dès les premières pages, je me suis demandée où l'auteur voulait nous mener... Et ce sentiment ne m'a pas quittée une seconde, jusqu'à la fin de l'ouvrage. Il faut dire que le style narratif est assez déconcertant, c'est un ado qui parle, avec ses tics, ses fautes de langage, son vocabulaire "jeune". Holden erre au rythme de son impulsion du moment, de ses réflexions souvent contradictoires, de ses mensonges... L'innocence de l'enfance est toujours bien présente, mais on distingue déjà nettement les remarques plus pertinentes de l'adulte à venir. 

Je pense que c'est ce thème universel du passage à l'âge adulte et de la remise en question de tout ce qui nous entoure à cette période clé de notre vie qui est tant apprécié dans ce livre, et qui en a fait un classique. Mais pour moi, la question reste la même. Certes, j'ai été contente de partager un peu de cette expérience avec Holden, mais quel est le but de tout ça ? Qu'est-ce que l'auteur a essayé de nous dire ? Je crois que je suis complètement passée à côté de L'attrape-cœurs...



Supposez un très beau gars ou un gars qui se prend pour quelqu’un d’extra, ce type-là il sera toujours à vous demander de lui rendre un grand service. Parce qu’il s’adore il se figure que vous aussi vous l’adorez, et que vous mourez d’envie de lui rendre service. En un sens c’est assez poilant. 

Et j’ai un de ces rires très fort et pas malin. Au point que si jamais un jour j’étais celui qui serait assis derrière moi au cinoche je prendrais la peine de me pencher vers moi pour me dire de la fermer, please. 

J’espère que lorsque je mourrai quelqu’un aura le bon sens de me jeter dans une rivière. N’importe quoi plutôt que le cimetière. Avec des gens qui viennent le dimanche vous poser un bouquet de fleurs sur le ventre et toutes ces conneries. Est-ce qu’on a besoin de fleurs quand on est mort ? 

  

mardi 22 décembre 2015

25 - La légende de Hawkmoon - Intégrale 1

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket

C'est un nouveau Masse Critique qui m'a offert cette lecture, et encore une fois c'est une très belle découverte. Je ne remercierai jamais assez Babelio et les éditeurs partenaires (ici Pocket) pour ces opérations qui font la joie des lecteurs.

Suite au Tragique Millénaire, le monde et la civilisation sont retournés à un âge moyenâgeux. Le comte Airain dirige un petit état en France, que l'on appelle la Kamarg, et s'emploie tant bien que mal à repousser les assauts de la Granbretanne, qui a lancé une conquête cruelle et dévastatrice de l'Europe. Dorian Hawkmoon, duc de Köln en Germanie, a été fait prisonnier par le Baron Meliadus, qui le contraint à se rendre en Kamarg afin d'enlever Yisselda, la fille du comte Airain, et ainsi forcer ce dernier à plier genou devant l'ennemi...

J'ai découvert Michael Moorcock il n'y a pas si longtemps, avec les premiers tomes du cycle d'Elric, que j'avais dévorés. On m'avait bien annoncé la qualité des autres écrits de l'auteur, et j'attendais avec impatience de recevoir le premier tome de l'intégrale de La légende de Hawkmoon. Et j'ai tout simplement a-do-ré ! J'ai retrouvé ici, dans une histoire toute différente, les éléments que j'avais tant appréciés en lisant Elric : une intrigue originale, un univers passionnant, magique et envoûtant, des personnages réellement attachants, charismatiques, et surtout cette impression, à chaque fois que j'ouvre le livre et que je me replonge dans l'histoire, d'être dans un conte, dans un rêve, qui me porte bien loin de ma réalité. Et ça fait un bien fou.

La légende de Hawkmoon est un vrai coup de cœur, c'est le genre de livre qui rend heureux, et j'en redemande ! Je n'ai pas pu trouver d'infos sur la sortie du 2e tome de l'intégrale, mais je me jetterai dessus dès qu'il sera en rayon, ça, c'est sûr ! En attendant, j'assouvirai mon impatience à découvrir le 2e cycle, Les chroniques du comte Airain, avec les anciennes éditions... ^_^



Il est écrit: "Celui qui prête serment sur le Bâton Runique imprime à sa destinée un tournant irrévocable. Que le sort lui soit contraire ou favorable, il devra subir la loi inflexible qu'il aura lui-même contribué à forger."

Les barons de Granbretanne s'étaient rendus maîtres de tout le continent; guerriers féroces et habiles stratèges, ils montraient dans les combats un grand mépris pour leur propre vie. L'âme corrompue et l'esprit enfiévré, ils haïssaient tout ce qui, autour d'eux avait échappé à la décadence... Un sourire gourmand aux lèvres, ils assistaient en ce moment à l'embrasement final de la dernière cité d'Europe. L'origine de cette ville se perdait dans la nuit des temps. On l'appelait Athéna. 

Le mistral était ce vent sauvage et glacé, qui soufflait sur la Kamarg pendant des mois et des mois, hurlant son lamento farouche jusqu'au printemps. Le comte aimait à chevaucher lorsque le mistral se levait. Il exposait son visage à la tourmente, jusqu'à ce que la peau couleur de bronze prenne une teinte écarlate. 

 

lundi 8 juin 2015

13 - La nuit des temps

Auteur : René Barjavel
Éditeur : Pocket
Publié en : 2005

Au cours d'une expédition au pôle Sud, des scientifiques français découvrent un étrange signal provenant de la glace qu'ils sont en train de sonder. Mieux encore, leur appareil révèle la présence de ruines, qui pourraient dater d'il y a 900 000 ans, le signal provenant du cœur de ces ruines. Il ne leur en faut pas plus pour comprendre qu'il sont à l'aube de découvertes cruciales qui remettraient en cause toute l'histoire de l'Humanité.

Wouaouh.
C'est le seul mot qui me vient à l'esprit après avoir lu ce roman. Un petit bijou de beauté et d'originalité. On m'avait vanté cette histoire comme étant la plus belle histoire d'amour de la science-fiction, je trouve que ce n'est pas encore assez pour décrire le lien qui unit Eléa et Païkan. Mais La nuit des temps ne se résume pas du tout à une histoire d'amour, aussi belle soit elle. C'est également l'histoire d'une civilisation merveilleuse, intelligente, très avancée techniquement, mais qui s'est laissé déborder par sa technologie à tel point qu'elle est sur le point de se détruire elle-même. C'est l'histoire de scientifiques passionnés qui s'unissent malgré les différences politiques de leurs pays respectifs afin de comprendre des concepts et technologies qui pourraient résoudre les maux de notre monde, tels que la famine, la maladie, la pauvreté. La nuit des temps est une épopée entre présent et passé futuriste, une quête de la vérité, la révélation de l'amour le plus pur et parfait qui puisse exister. Et il y avait bien longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant émue...

Un véritable coup de cœur, et un véritable coup au cœur. À lire et relire sans modération !


On n’avait jamais vu d’yeux aussi grands, d’un bleu aussi profond. Ils avaient un peu pâli, ils n’étaient plus du bleu de fond de la nuit, mais du bleu d’après le crépuscule, du côté d’où la nuit vient, après la tempête, quand le grand vent a lavé le ciel avec les vagues. Et des poissons d’or y sont restés accrochés.

Devant l’énormité de l’enjeu, personne, bien que ne doutant de personne, n’osait faire confiance à personne – pas même à soi.
- Coban sait... Pensez-vous que cet homme représente un danger pour l’humanité, ou pensez-vous au contraire qu’il va lui apporter la possibilité de faire de la Terre un nouvel Eden ?
- Moi, l’Eden, hein... on n’y a pas été !... On sait pas si c’était tellement formidable !


lundi 11 mai 2015

11 - N'oublier jamais

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Pocket
Publié en : 2015

Grâce à Babelio, j'aurai très bientôt la chance de rencontrer Michel Bussi. Deux de ses livres m'ont été envoyés pour l'occasion, N'oublier jamais et Maman a tort. On m'avait déjà vivement conseillé de lire son Nymphéas noir, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion de me plonger dans l'un des romans de l'auteur. C'est maintenant chose faite...

Jamal est un jeune arabe du 9-3, unijambiste mais très sportif grâce à sa prothèse qui lui permet de courir. Jamal est en vacances à Yport lorsqu'il croise au hasard de son jogging quotidien une jeune fille en haut d'une falaise, en pleurs, visiblement terrifiée et vêtue d'une robe déchirée. Il utilise alors une écharpe rouge trouvée sur le chemin un peu plus tôt pour essayer de la ramener en lieu sûr, mais la jeune fille ne le suit pas et se jette de la falaise. Jamal retrouve très rapidement son cadavre au pied de la falaise, l'écharpe étrangement enroulée autour du cou. Et c'est là que les ennuis commencent...

On s'en pose des questions, dans ce roman de Michel Bussi. On se triture les méninges pour essayer de comprendre le pourquoi du comment de cette histoire totalement folle. En ce qui me concerne, je n'avais rien deviné du dénouement final, la surprise a été totale et c'est un bon point pour ce roman, même si j'ai trouvé que l'intrigue est vraiment tirée par les cheveux. Le suspense est tout de même bien présent, et malgré quelques longueurs j'ai bien aimé.

Allez, trêve de bavardage, je me plonge tout de suite dans Maman a tort !


Leur mariage fut programmé pour le 2 octobre 2004. Le cadavre de Myrtille portait à l'annulaire sa bague de fiançailles.
Il y aurait eu beaucoup de monde au mariage de Myrtille.
Beaucoup, mais peut-être pas autant qu'il y en eut à son enterrement.  

J'ai cherché à me rappeler son vrai nom, celui qu'il avait donné aux flics le matin. Ça m'est revenu au bout de quelques minutes. Un nom à se foutre une balle pour un type qui avait sacrément l'air victime du système. Le Medef. Christian Le Medef. 

Une vieille dame tenait au bout d'une laisse interminable un petit chien ridicule, genre modèle qui fonctionnerait avec une télécommande et des piles, prétentieux au point d'insulter les mouettes à coups de jappements hystériques. 

 

mercredi 19 novembre 2014

44 - Le Cycle d'Elric T4 - Elric le nécromancien

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket
Publié en : 2006

Suite à la découverte des trois premiers tomes du Cycle d'Elric, il ne m'a pas fallu bien longtemps pour me replonger dans les aventure de l'empereur albinos avec Elric le nécromancien.

Les aventures se succèdent à une allure frénétique dans ce 4e tome. Elric va enfin avoir sa vengeance contre son cousin, mais pour cela il subira une perte immense. C'est plein d'amertume, de chagrin et de désespoir, que l'empereur maudit partira à la recherche d'une unique vérité : quel est le sens de sa vie ? Comme dans les tomes précédents, il vivra ainsi des aventures, certes un peu moins fantastiques, mais tout aussi intéressantes, accompagné de compagnons de fortune rencontrés au fil de l'histoire, tel le fidèle Tristelune.

La magie opère toujours avec ce 4e tome, que j'ai dévoré. J'ai cependant eu un goût de trop peu, l'histoire passe trop vite, j'aurais préféré que chaque aventure d'Elric soit un peu plus détaillée, un peu plus compliquée. Mais ce ne sont que des détails, qui n'entachent en rien mon plaisir de lecture.

À bientôt pour le 5e tome !


Je me demande parfois, Elric, si votre ténébreuse destinée n’est pas la création de votre imagination morbide.

Elric, dernier Seigneur de Melniboné, dernier adorateur de ses dieux grotesques et merveilleux. Elric, pillard sans scrupules, aventureux et insouciant, tueur cynique, homme déchiré par une douleur immense, portant le poids d'un savoir qui eût fait perdre la raison à tout autre. Elric, créateur de délires fous, se vautrant parfois dans des délices insensées... 
   
Ainsi donc, dit-il, je vivrai ma vie sans jamais savoir pourquoi je la vis, sans savoir si elle a un but ou non. Peut-être le Livre aurait-il pu me le dire...mais l'aurais-je cru ? Je suis l'éternel sceptique, qui ne saura jamais avec certitude si ses actions sont bien les siennes, ou s'il est guidé par une entité ultime.

 

mardi 4 mars 2014

10 - In tenebris

Auteur : Maxime Chattam
Éditeur : Pocket
Publié en : mars 2004

L'année dernière, je découvrais avec beaucoup de frissons et de plaisir L'âme du Mal, le premier tome de cette trilogie du Mal de Maxime Chattam. Ce fut un véritable coup de cœur, et me voici donc plongée dans la suite, In tenebris.

Suite aux événements du premier tome, Joshua Brolin a démissionné de la police, parcouru le monde à la recherche de réponses, avant de se reconvertir en détective privé spécialisé dans les disparitions. Une enquête concernant Rachel, une jeune femme qui a mystérieusement disparu, l'amène jusqu'à la ville de New York, au sein d'une affaire criminelle d'une ampleur et d'une cruauté inimaginables.

Joshua Brolin a beaucoup évolué depuis L'âme du Mal, et même si j'ai été un peu peiner de ne pas retrouver au début ce personnage que j'avais tant apprécié. Mais tout le monde évolue, et j'ai fini peu à peu par m'y habituer et par comprendre la raison de ces changements. Même détruit et hanté, il reste néanmoins un personnage très intéressant, qui a une dimension psychologique très profonde, et de véritables compétences de profileur. L'enquête en elle-même est très bien ficelée, j'ai eu beau imaginer toutes les hypothèses possibles, la clé de l'énigme ne m'est pas apparue avant la révélation finale. La cruauté, la complexité et l'ampleur de cette affaire sont effrayantes. On retrouve ici encore ce réalisme omniprésent dans tout ce que raconte Maxime Chattam, et la seule chose que je peux regretter c'est qu'il décrive aussi bien les crimes commis et les tortures qu'ont subi les victimes... J'ai parfois eu des nausées tellement c'est réaliste, effrayant et... malheureusement possible.

Encore un thriller de Maxime Chattam que j'ai adoré, largement à la hauteur de L'âme du Mal... Un excellent moment de lecture ! J'ai hâte maintenant de découvrir quelle nouvelle face du Mal va nous apparaître dans le troisième tome.


Vivre n'était pas gratuit, la naissance devenait alors la première facture, et il faudrait payer les suivantes pour pouvoir repousser au plus loin l'échéance finale. 

Les flics sont les témoins quotidiens de la folie humaine, en cela ils sont terriblement seuls. Ces deux-là se comprenaient et cette idée les réchauffa. 

[...] il se fit la remarque que c' était la première fois qu' il voyait des barres de HLM avec vue sur la mer. Ici plus qu'ailleurs , l'ironie du monde moderne était criante, on parquait les gens dans des cages en prenant soin de leur donner un balcon avec vue sur une liberté inexhaustible qui leur échappait.

 

samedi 11 janvier 2014

01 - Les Annales du Disque-Monde T2 - Le huitième sortilège

Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Pocket
Publié en : 1997

Quoi de mieux pour commencer l'année qu'un Terry Pratchett, maître de la fantasy humoristique ? Après avoir adoré son univers du Disque-Monde dans le premier tome, La huitième couleur, que j'ai découvert l'année dernière, me voici enfin plongée dans la suite des péripéties de Rincevent et Deuxfleurs.

Pour rappel, le Disque-Monde est un monde plat, porté par quatre éléphants se tenant sur la carapace d'une tortue géante qui erre au gré de son humeur dans l'univers. On retrouve dans cette suite nos personnages favoris du premier tome : Rincevent, le sorcier maladroit dont l'esprit a malencontreusement été envahi par un sortilège tellement puissant qu'il effraie tous les autres sortilèges, et Deuxfleurs, un touriste, éternel optimiste persuadé que même dans la pire des situations, rien de fâcheux ne peut lui arriver. Les situations comiques et les comiques de situations se succèdent à chaque page, et dès qu'on croit qu'on en a tellement vu que plus rien ne peut nous étonner on tombe de haut. Et on rit, mais qu'est-ce qu'on rit ! Et puis je dois dire que la fin est même émouvante...

Bien sûr, mon personnage préféré reste la Mort, qui est pour moi le plus original et le plus drôle de tous. Mais tous me plaisent, même les personnages secondaires qui apportent leur touche personnelle, comme les trolls ou les arbres qui parlent, ou bien sûr le Bagage. Je regrette juste d'avoir attendu si longtemps pour lire ce deuxième tome !


"La Mort ne répondit pas. Il regardait Spold à la façon d'un chien qui lorgne un os, sauf que dans le cas présent c'étaient plutôt les os qui lorgnaient le chien."

"- Vous n'êtes pas un arbre, hein ? fit Rincevent, le regard toujours fixé droit devant lui.
- Ne soyez pas ridicule. Les arbres ne parlent pas.
- Pardon. Mais j'ai eu quelques problèmes avec des arbres ces derniers temps, vous savez ce que c'est.
- Pas vraiment. Je suis un rocher."

"Les pieds de Rincevent décidèrent pour lui ; du point de vue de sa tête, ils faisaient fausse route."
 
 

jeudi 3 octobre 2013

46 - L'âme du Mal

Auteur : Maxime Chattam
Éditeur : Pocket
Publié en : 2003

Je ne connaissais de Maxime Chattam que sa série fantastique Autre-Monde. Déjà la plume de l'auteur m'avait séduite. Mais c'est dans un genre tout à fait différent que je le retrouve ici, dans L'âme du mal, l'un des romans qui a fait de cet auteur l'un des maîtres du thriller français.

L'intrigue se déroule à Portland, dans l'Oregon. Nous avons un tueur en série, particulièrement violent et sanglant, des victimes torturées et mutilées, et le jeune inspecteur Joshua Brolin, chargé de l'enquête. Le schéma habituel donc, pour un thriller. Mais l'intrigue est très bien pensée, les investigations passionnantes, avec juste ce qu'il faut d'indices, de rebondissements et de révélations pour maintenir le lecteur en haleine jusqu'à la fin. Les pages se tournent toutes seules, et on plonge sans s'en rendre compte dans l'horreur de cette enquête. 

J'ai particulièrement aimé la profondeur psychologique des personnages, ils existent vraiment et chacun apporte sa contribution à l'histoire. L'inspecteur Brolin, bien sûr, est mon préféré, et je me réjouis déjà de le retrouver dans la suite de cette trilogie sur le Mal. Son expérience de profileur est un vrai plus pour la résolution de l'intrigue, et ses déductions sont passionnantes à découvrir (parfois même bluffantes). L'écriture est détaillée, très précise et réaliste, même dans l'horreur du crime (je pense à la description de l'autopsie par exemple). On voit bien que l'auteur sait de quoi il parle, et qu'il maitrise son sujet à la perfection, plongeant son lecteur dans une atmosphère angoissante et passionnante. Quant au final... Parfait pour nous mettre l'eau à la bouche et nous donner envie de se plonger directement dans le 2e tome !

Un thriller passionnant et haletant, donc, et je compte bien persévérer dans l’œuvre de Maxime Chattam, qui est un auteur que j'affectionne particulièrement.


"Imaginons qu'il était battu par son père, violé et tout le toutim, et ensuite ? Pourquoi on lui a fait ça ? Son père aussi a été violé et battu ? Ça n'a donc jamais de fin, c'est une spirale de haine et de violence qui n'a pas de début ni d'achèvement ? La genèse de ces monstres, le tout début, il provient d'où ? Ce mal qui a un jour frappé un homme, il s'est fait comment ?"

"Personne n'est à l'abri, cela peut arriver à n'importe qui, on sort du boulot, et sans même savoir que l'on a croisé la route d'un malade, on plonge dans l'horreur."

"Nous ne dormons pas seulement pour nous reposer. Mais également pour mieux vivre, pour guérir nos malheurs. Finalement, le sommeil adoucit les peines, il fait perdre leur consistance aux maux et transforme une réalité en souvenir."
  

samedi 10 août 2013

36 - Les Trois Mousquetaires

Auteur : Alexandre Dumas
Éditeur : Pocket
Publié en : 2011

Difficile aujourd'hui de ne pas connaître la célèbre histoire d'Athos, Porthos, Aramis et du jeune et fougueux d'Artagnan... Et pourtant, je n'avais pas eu l'occasion jusqu'à présent de me plonger dans ce chef-d’œuvre d'Alexandre Dumas et d'en savourer l'histoire, l'action, l'humour et les dialogues.

Lorsqu'on se retrouve avec un tel pavé dans les mains, écrit par un auteur (certes connu et adulé) du XIXe siècle, on a quand même un peu peur de sentir le temps passer. Et bien non, pas du tout, Les Trois Mousquetaires se lit très facilement et ces moments pendant lesquels on se plonge dans ces pages sont de purs moments de plaisir et de délectation. J'ai tout simplement tout a-do-ré : les personnages, l'intrigue, les dialogues, la plume, tout est là pour faire de ce roman le chef-d’œuvre qu'il est devenu ! Entre aventures, combats à l'épée, scènes rocambolesques... Impossible de s'ennuyer, tant le rythme est haletant, l'histoire passionnante et le final grandiose et émouvant. Merci Monsieur Dumas pour cette superbe distraction !

Je ne regrette qu'une chose : ne pas l'avoir lu plus tôt. Et je n'ai qu'une envie : me plonger dans Vingt ans après. Oh, mais que vois-je ? Il est dans ma bibliothèque !!!


"Monsieur, dit le cardinal, vous avez été arrêté par mes ordres.
– On me l’a dit, Monseigneur.
– Savez-vous pourquoi ?
– Non, Monseigneur ; car la seule chose pour laquelle je pourrais être arrêté est encore inconnue de Son Éminence."

"Tous quatre se mirent en marche : Athos sur le cheval qu'il devait à sa femme, Aramis sur le cheval qu'il devait à sa maîtresse, Porthos sur le cheval qu'il devait à sa procureuse et d'Artagnan sur le cheval qu'il devait à sa bonne fortune, la meilleure maîtresse qui soit."

"On ne peut combattre l'extrême préoccupation que par l'extrême insouciance."


jeudi 16 mai 2013

24 - Le monde perdu

Auteur : Michael Crichton
Éditeur : Pocket
Publié en : 2005

J'ai lu Jurassic Park le mois dernier, et j'avais adoré. Autant vous dire que j'étais impatiente de découvrir la suite. 

Nous retrouvons ici notre intrigue quelques années après les événements du tome précédent. Des animaux d'une espèce non répertoriée sont découverts, morts, sur les côtes d'une île du Costa Rica. Les autorités font tout pour étouffer l'affaire et empêcher les intrusions des curieux, mais cela n'empêche pas certains scientifiques de s'y rendre, comme Richard Levine, persuadé que l'île recèle un monde perdu qui lui dévoilera la clé de l'extinction des dinosaures, il y a des millions d'années...

Le monde perdu est tout aussi addictif et efficace que son prédécesseur. L'histoire s'inscrit parfaitement dans la continuité de Jurassic Park, et on retrouve avec plaisir ce mélange bien dosé entre révélations scientifiques et thriller haletant. Des protagonistes que nous connaissons, nous ne retrouvons ici que le mathématicien, Ian Malcolm, mais la fine équipe qui vit cette aventure n'en est pas moins drôle et haute en couleurs, avec ces intellectuels inconscients, ces enfants diablement intelligents et ces baroudeurs sans peur ni reproches... sans compter les "méchants" qu'on verrait bien dans l'estomac d'un Tyrannosaure ! On a là encore des dialogues parfois hilarants, des situations cocasses, le tout plongé dans cet univers improbable mais oh combien réaliste et terrifiant. 

Il n'y a pas grand chose de plus à en dire, c'est tout simplement génial et j'ai tout simplement adoré. Et je me plongerai volontiers bientôt dans d'autres livres de Michael Crichton !


"L'être humain ne pense jamais par lui-même, il trouve cela trop incommode. La plupart des membres de notre espèce se contentent de répéter ce qu'on leur dit... et réagissent mal lorsqu'on leur présente une opinion divergente. Le trait caractéristique de l'humanité n'est pas la conscience, mais la conformité, et le résultat caractéristique est l'affrontement religieux."

"Croire que tout cela peut arriver par le simple fait du hasard est comme imaginer qu'une tornade s'abattant sur un tas de ferraille assemble les pièces détachés d'un 747 pour en faire un appareil en état de voler." 

"Il suit le tyrannosaure. A bicyclette."



vendredi 5 avril 2013

18 - Jurassic Park

Auteur : Michael Crichton
Éditeur : Pocket
Publié en : 1992

Bon, déjà, il faut savoir que je n'ai jamais vu le film. C'est donc l'esprit totalement vierge de toute interprétation que je me suis lancée dans ce livre qui, a priori, ne m'intéressait pas (je ne suis pas vraiment fan des dinosaures...). Mais on m'a dit qu'il était vraiment génial, je me suis donc laissée tenter... Et j'ai tout simplement a-do-ré.

Loin d'un livre banal sur des dinosaures qui bouffent tout le monde, on a ici un vrai "thriller génétique", qui pose de vraies questions sur des problèmes d'éthique toujours d'actualité, de par les formidables avancées scientifiques de ces dernières décennies. On peut tout à fait supposer et croire qu'il est possible de retrouver de l'ADN de dinosaure et de recréer ces espèces disparues il y a si longtemps... (si ça se trouve c'est vraiment possible ???). C'est ce qui m'a au premier abord le plus plu dans cet ouvrage, le réalisme qu'il affiche à tout moment, en faisant intervenir des sciences différentes telles que la paléontologie  la génétique, les mathématiques et l'informatique. Il y a bien sûr ensuite les personnages, des experts dans leur domaine, dont Alan Grant, si charismatique et sympathique. L'histoire est très bien ficelée, prend le temps de se mettre en place, et devient rapidement addictive et haletante. Le suspense est à son comble tout au long du roman, on en vient rapidement à dévorer ce livre...

Une très belle surprise, et ce qu'il y a de mieux encore, c'est que la suite (Le monde perdu) est apparemment très bien également. A lire très bientôt.

 
"Vous voulez fabriquer des animaux préhistoriques et les faire vivre sur une île ? Parfait... C'est un beau rêve, une idée séduisante. Mais cela ne se passera pas comme prévu. C'est un projet dont l'évolution est imprévisible, comme celles des conditions atmosphériques."

"Tous les changements d'importance sont comme la mort. On ne peut voir ce qu'il y a de l'autre côté avant d'y être arrivé."

"Le T-rex était un animal énorme, mais il ne possédait pas une grande intelligence alors que le vélociraptor, s'il ne dépassait pas la taille d'un homme, était à l'évidence un animal extrêmement vif et intelligent."

vendredi 29 mars 2013

17 - L'appel de Cthulhu

Auteur : H.P. Lovecraft
Éditeur : Pocket
Publié en : 1975

J'ai très souvent entendu parler de Lovecraft et de cette mythologie cosmique, sombre et terrifiante, qui l'entoure, et à côté de laquelle l'homme semble réellement petit et insignifiant. Impossible dans ce cas de passer à côté de Cthulhu et du fameux Necronomicon

Ce recueil de nouvelles tourne autour de sujets communs : la démonologie, la nécromancie, la sorcellerie, la magie noire... et surtout la terreur et la folie que peuvent provoquer de tels phénomènes chez ceux qui cherchent à en savoir plus. C'est avec une écriture classique mais efficace que Lovecraft nous immerge petit à petit dans différents aspects de sa mythologie, tous plus effrayants les uns que les autres. En tant que lecteur, on ne peut que s'accrocher et subir, car évidemment il est impossible de refermer ce livre à n'importe quel moment. Le point final de chaque histoire nous laisse intrigués, terrifiés, et curieux d'en découvrir plus, au risque d'y perdre nous aussi notre santé mentale... Mais...

Histoire après histoire, j'ai fini par éprouver de la lassitude. Certes les découvertes que nous faisons à chaque fois sont variées et toujours aussi prenantes, mais le schéma de chaque nouvelle est finalement assez répétitif,  et au final j'étais pressée d'en finir avec cet Appel de Cthulhu. J'ai réellement adoré ce monde créé par Lovecraft, plus ancien et gigantesque que tout ce que nous connaissons, et j'aimerais beaucoup découvrir d'autres ouvrages de l'auteur (j'ai déjà lu L'affaire Charles Dexter Ward, que j'avais adoré), j'ai juste eu un peu plus de mal avec le format (nouvelles) de celui-là, peut-être nécessaire pour appréhender la complexité et l'horreur de cette mythologie.


"Il y a des qualités vocales qui sont particulières aux hommes et d'autres, particulières aux bêtes. Or, il est effrayant d'entendre l'une quand la source dont elle provient devrait produire l'autre."

"Quand j'en ouvris les pages jaunies, je reculais sous l'effet d'une révulsion involontaire devant l'odeur qui s'en élevait - une odeur plus que suggestive d'une décomposition physique. C'est comme si le livre avait reposé auprès de cadavres dans quelque cimetière oublié et qu'il se fût chargé des relents de la charogne."

"Ne sommes-nous pas faits de chair et de sang ? Il est tout naturel que nous soyons révoltés et horrifiés quand on nous montre de la chair et du sang en état de corruption et de décomposition, des vers qui se promènent dessus et dessous. "

  

lundi 18 février 2013

10 - Au nom de tous les miens

Auteur : Martin Gray
Éditeur : Pocket
Publié en : 2004

Varsovie, 1939. Martin a 14 ans, il est Juif. Il va vivre de l'intérieur la prise de Varsovie par les Nazis, la création du ghetto, la déportation, la fuite puis le retour dans sa ville afin de participer à son insurrection... Entre terreur et misère, Martin refuse de capituler et "joue" plusieurs fois par jour avec la mort afin de combattre à son échelle l'horreur de cette guerre. Ses actes sont soit courageux, soit inconscients, mais lui ont permis de rester en vie lors de cette extermination des Juifs, et de survivre à cette guerre meurtrière et d'en sortir la tête haute, conscient de la valeur de la vie et de l'importance de son témoignage. Mais ses malheurs ne s'arrêteront pas là, et le sort va s'acharner à plusieurs reprises sur Martin, qui gardera toujours cette combativité à toute épreuve, et cet amour de la vie qu'il refuse d'abandonner, au nom de tous les siens.

Ce roman autobiographique nous plonge dans la cruauté de la Seconde Guerre Mondiale. Le témoignage de Martin Gray nous prend aux tripes, et nous ne pouvons qu'avoir du respect et de l'admiration pour ce gosse de 14 ans qui décide de tout risquer pour survivre. Malgré tout ce que j'ai pu apprendre à l'école ou dans les musées sur l'extermination des Juifs, ce qu'ils ont vécu est tellement inhumain qu'à chaque fois que le sujet est abordé, je découvre une horreur sans cesse renouvelée, me laissant en colère contre l'Homme et ce dont il est capable... Quant à Martin Gray, nous ne pouvons que louer son courage, sa volonté de survivre et de crier à la face du monde ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu, ce dont les Juifs ont été victimes.

Un témoignage dont il faut lire et comprendre chaque mot, pour que ceux qui ont combattu cette horreur, comme Martin Gray, ne l'aient pas fait en vain.


"Une famille, c'est le monde tout entier et maintenant par leur faute le monde était en miettes. J'ai pensé, ces nuits-là, qu'un jour je reconstruirais un monde à moi, une famille."

"Mon égoïsme c'est ce qu'ils m'ont laissé comme arme, je m'en suis saisi, contre eux. Au nom de tous les miens."


mercredi 22 février 2012

09 - Les Annales du Disque-Monde T1 - La huitième couleur

Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Pocket
Écrit en : 1983

Après mes errances littéraires de ces derniers jours, me voici revenue sur un terrain un peu plus familier : la fantasy. Mais Terry Pratchett n'est pas un auteur de fantasy comme les autres, c'est un auteur humoriste, à l'origine de la célèbre saga des Annales du Disque-Monde, dans laquelle "il détourne les canons du genre pour se livrer à une satire de divers aspects de la société contemporaine" (je cite Wikipedia).

Loin des très sérieux Seigneur des Anneaux et Trône de fer, grands classiques du genre (que j'adore bien sûr), nous voici dans un univers fantastique totalement farfelu, dans lequel le monde est plat (c'est le Disque-Monde), porté par quatre éléphants se tenant sur le dos de la carapace d'une tortue géante qui parcourt l'univers. Ce monde a ses propres lois physiques bien sûr et les peuples qui y vivent sont les humains, magiciens, orcs... que l'on connait. Mais il y a un nouvel arrivant qui va venir perturber le train-train quotidien de ces "braves gens". Il s'agit de Deuxfleurs, un... touriste. Ce premier tome relate donc l'épopée touristique de Deuxfleurs, avide de découvertes en tous genres, guidé par un mage déchu du nom de Rincevent. Ensemble ils vont échapper mille fois à la mort, rencontrer des héros, faire apparaître des dragons et vivre mille aventures qui réjouissent Deuxfleurs, et terrorisent Rincevent.

Dès les premières pages, l'auteur nous entraîne de surprise en surprise, avec fous rires à la clé. Les personnages sont tous plus drôles et caricaturaux les uns que les autres, mais mon personnage préféré est quand même la Mort, qui m'a beaucoup fait rire à chacune de ses apparitions ! Ou encore le Bagage, un coffre magique et féroce porté par des centaines de petites jambes, qui suit Deuxfleurs où qu'il aille et quel que soit le risque, terrorisant tout le monde sur son passage...

Certaines personnes ayant lu d'autres opus des Annales du Disque-Monde avant celui là ont un avis plus mitigé, trouvant ce tome plus lent que les tomes suivants. Mais n'ayant aucun point de comparaison, j'ai été totalement ravie de cette découverte, j'ai tout simplement adoré. Alors si la suite est encore meilleure, je la savoure d'avance !