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vendredi 18 novembre 2016

33 - La-Belle-est-venue

Auteur : Jacques Sadoul
Éditeur : J'ai Lu

La-Belle-est-venue est ma troisième incursion dans l’œuvre de Jacques Sadoul, après La mort du héros et Le ballet des sorcières, que j'avais beaucoup aimés. Nous sommes ici dans un genre très différent, mêlant questions métaphysiques, Égypte antique et fantastique. Et je me suis régalée.

Julien, la trentaine, chasseur de papillons, un peu sportif et amateur de femmes, est victime d'une crise cardiaque. À l'hôpital, son cœur s'arrête, et pendant quelques minutes, Julien est mort. Son corps en tous cas, car son esprit libéré survole la scène, en note tous les détails, avant de se retrouver dans un long tunnel puis face à un être de lumière débordant d'amour. Mais son heure n'est pas venue, et Julien doit réintégrer son corps, conscient d'avoir vécu quelque chose de très particulier, que dans le jargon on appelle NDE, Near Death Experience. À son réveil, son médecin l'oriente vers un psychiatre qui mène des recherches sur ce sujet, et qui lui propose, grâce à des séances d'hypnose et de relaxation, de revivre cette expérience. Mais au lieu de retrouver l'être de lumière, ce sont ses vies antérieures que Julien découvre à chaque séance, notamment celle de Gaëtan Duvernois, sa précédente incarnation, et celle de Méritré, une jeune Égyptienne ayant vécu au temps de Néfertiti, dont elle était une très proche amie...

J'ai tout simplement adoré cette histoire qui mêle habilement les récits de Julien et de Méritré, à la découverte des secrets de l'Égypte Antique et de la belle Néfertiti, dont on sait si peu de choses. Le récit est à deux voix, le style également, puisqu'on passe aisément d'un style moderne, rythmé, drôle lorsqu'on suit Julien à un style beaucoup plus littéraire, posé et poétique lorsqu'on en vient à Méritré. Comme dans Le ballet des sorcières, j'ai été ravie de découvrir un roman extrêmement bien documenté, et encore plus ici puisque l'Égypte Antique m'a passionnée pendant bien longtemps (depuis ma découverte du Dieu Fleuve, de Wilbur Smith, loin d'être une référence historique mais que j'ai lu et relu de nombreuses fois avec avidité). Mais on est loin du roman historique classique, et l'originalité de l'intrigue passe par le fait que l'histoire se construit autour de ces expériences sous hypnose avant de prendre vie dans notre réalité. L'auteur nous fait part de ses croyances, qu'on partage ou non, sur la dissociation de l'âme et du corps, et la réincarnation. Mais moi j'ai juste envie d'y croire. Ça m'amuse vraiment de partir du principe que tout ça est vrai, que le karma existe, que l'âme qui m'habite a vécu mille autres vies passionnantes, et j'aimerais bien aussi pouvoir "rencontrer" mes "moi" antérieurs ! Mais bon, je divague... 

Tout ce discours pour vous faire comprendre à quel point j'ai été fascinée et absorbée par ce roman, qui est réellement une très belle découverte. Merci à Ellane de me l'avoir mis entre les mains !




mardi 25 février 2014

09 - Le Livre perdu des sortilèges

Auteur : Deborah Harkness
Éditeur : Le Livre de Poche
Publié en : 2012

Diana Bishop est la dernière descendante d'une puissante lignée de sorciers. Lorsque ses parents sont assassinés alors qu'elle n'est qu'une enfant, elle décide de tourner le dos à la magie et de se consacrer aux études. Devenue une historienne réputée, spécialisée en alchimie, elle emprunte un jour par hasard l'Ashmole 782, un manuscrit alchimique qui s'avère être ensorcelé. A partir de ce moment, Diana va se retrouver traquée par de nombreuses créatures qui désirent mettre la main sur ce livre qui, selon la légende, détient la clé de l'origine des trois espèces non humaines : les sorciers, les vampires et les démons. C'est ainsi que Diana va faire la connaissance de Matthew Clairmont, un vampire très puissant qui s'intéresse de très près à l'Ashmole 782...

Le livre perdu des sortilèges pourrait être vu comme un Roméo et Juliette fantastique. L'histoire d'amour interdite entre un vampire et une sorcière, mièvre à souhait, c'est du déjà vu, et je comprendrais que cette partie de l'histoire puisse en rebuter certains. Mais pour moi, ce livre est bien plus que ça. Deborah Harkness s'amuse tout au long de l'histoire à nous parler de passé et de présent, d'Histoire, de Sciences, d'Alchimie, de vieux livres, de mystères et de magie. Et c'est l'intelligence de cette histoire qui fait tout son intérêt, bien au-delà de la relation entre Diana et Matthew. J'ai adoré les décors, les vieilles bibliothèques, les châteaux et maisons hantées, l'atmosphère gothique qui plane sur l'histoire. J'ai trouvé passionnantes et originales la découvertes des us et coutumes des vampires, sorciers et démons, leurs relations, leurs hiérarchies. La magie, très présente et puissante, était à la hauteur de mes attentes. Et la fin, bien sûr, qui nous promet de palpitantes aventures dans le second tome, que j'ai d'ores et déjà réservé à la médiathèque.

Un livre, certes pas exceptionnel, mais prenant, bien rythmé, bien documenté, qui m'a fait passer un très bon moment dans ce monde créé par Deborah Harkness.


- J'ai déjà vu un tel courage, surtout chez des femmes, continua-t-il sans relever. Les hommes ne le possèdent pas. Notre résolution naît de la peur ; ce n'est que de la bravade.

J'en avais déjà croisé quelques-uns, puisque je travaillais dans un domaine qui me mettait en contact avec des scientifiques et que les vampires pullulent dans les laboratoires du monde entier. La science récompense la patience et les longues recherches. Et grâce à leurs habitudes de travail solitaire, les scientifiques ont peu de chances d'être reconnus par quiconque en dehors de leurs collègues immédiats. Cela permettait de mener plus facilement une existence qui durait des siècles. 

Chaque fois que je prends un livre ou un document du passé, je me bats avec des gens qui vivaient il y a cinq siècles. Ils ont leurs secrets et leurs obsessions, toutes les choses qu'ils ne veulent ou ne peuvent pas révéler. Mon travail consiste à les découvrir.


mardi 15 octobre 2013

49 - Une rançon

Auteur : David Malouf
Éditeur : Albin Michel
Publié en : 2013


Souvenez-vous de L'Illiade d'Homère et imaginez-vous au cœur de la guerre de Troie. Imaginez Achille, encore dévasté par la mort de son ami Patrocle, venant tout juste de tuer Hector. Imaginez Priam, roi de Troie, réclamant au héros le corps de son fils. On pourrait à juste titre penser à une histoire pleine d'aventures et de rebondissements, de sang et d'action. Et bien il n'en est rien. Car ici, dans cette version que nous offre David Malouf, nous plongeons au cœur des sentiments humains de ces protagonistes que nous ne connaissons que pour leurs exploits guerriers.

Je dois dire que ce roman est assez intrigant. Dès les premières lignes, une telle poésie enveloppe chaque mot, chaque phrase, qu'on se demande un peu de quelle histoire il s'agit... Quel est l'intérêt d'une nouvelle version de cet épisode de la guerre de Troie ? Mais la beauté de l'écriture envoûte rapidement le lecteur, et on se prend à revivre cette épopée bien différemment... Achille et Priam, deux hommes qui ont aimé et perdu un être cher, deux hommes que tout oppose mais qui vivent leur douleur chacun à leur manière. Deux hommes qui, ici, sont plus que jamais humains. C'est ce que nous raconte David Malouf dans Une rançon, avec une prose envoûtante et une poésie de chaque instant.

Un livre qui, au premier abord, peut paraître bien ennuyeux, mais qui se révèle être un véritable petit bijou de littérature.


"Il attend la déchirure. Que quelque chose survienne qui rompra le sortilège qui le lie, la fureur dévorante qui l'anime et ruine de désespoir son esprit. Quelque chose de neuf et d'inimaginable encore, dont la rencontre viendra le confronter à la nécessité de s'arracher à l'étouffante toile grise qui l'enserre."

"C'est ma chair que l'on traîne dans la poussière là-bas. Par sept fois déjà j'ai pleuré un fils dans cette guerre. Et de chacun, ce que je me rappelle, ce sont les petits coups de pied qu'ils me donnaient sous le cœur – ici, juste ici –, et le premier cri qu'ils ont poussé quand je les ai mis au monde, et leurs premiers pas."

"Il ne lui était jamais venu à l'esprit que la nourriture qui arrivait si promptement sur sa table, et en telle abondance, pût renfermer des ingrédients. Qu'une crêpe, ou galette, pût se présenter sous la forme antérieure d'une pâte. Que cette pâte pût consister en un mélange de bonne farine de sarrasin et de babeurre, et que cette bonne sensation qu'on en retirait pût dépendre de l'épaisseur de la pâte ou de la légèreté du poignet."

 

vendredi 30 août 2013

42 - La mort du héros

Auteur : Jacques Sadoul
Éditeur : J'ai Lu
Publié en : 1986

La mort du héros est une histoire liée au Cycle de R., mais qui peut se lire indépendamment. C'est d'ailleurs sans aucune connaissance de l’œuvre de Jacques Sadoul que je me suis lancée dans cette lecture.

Nous sommes ici dans un conte fantastique. L'histoire se déroule dans le Monde du Rêve, un endroit imaginé et créé par les cauchemars des adultes et les songes des enfants qui vivent dans la Réalité. Le Monde du Rêve est un endroit certes fort beau et peuplé de créatures légendaires telles les majestueuses licornes, mais il s'agit également d'un lieu on ne peut plus dangereux, surtout à la tombée de la nuit, alors que les créatures nocturnes s'éveillent... C'est dans ce contexte que l'auteur nous offre sa version de la célèbre légende scandinave des Nibelungen. On y retrouve les principaux éléments, à commencer par Sigurd (que nous connaissons mieux sous le nom de Siegfried), le héros, qui réussit à vaincre le dragon Fafnir, à s'emparer du trésor des nains et devient ainsi roi des Nibelungen. Tel Achille, Sigurd, après s'être immergé dans le sang de Fafnir, devient immortel, excepté au milieu du dos, à l'endroit où une feuille était restée collée à sa chair. Nous retrouvons également entre autres Gudrun, que Sigurd délivre de sa captivité et épouse, et Brünhild, la reine des Amazones, qui, par amour, fierté et désespoir, causera la perte du héros.

C'est une version très réussie de cette légende scandinave que nous propose ici Jacques Sadoul. Ce Monde du Rêve est vraiment bien trouvé et très intéressant, ce qui me donne envie de découvrir le Cycle de R. dans lequel il prend place. Outre les divers éléments de l'histoire "originale", on trouve ici des personnages mystérieux, notamment la nymphe Mylène, qui semble tirer toutes les ficelles mais dont on ne connait pas le véritable dessein... La mort du héros se lit très facilement, à la manière d'un conte pour enfants, mais avec suffisamment d'action, de rebondissements et de suspense pour capter l'attention de tous. Une lecture agréable et reposante, à mettre dans les mains de tous les amateurs de mythologie et de fantasy.


"Une femme s'apprivoise ou se mate, comme une jeune pouliche, lui répondit le jeune homme."

"Elle était résolue à ne pas faire preuve de faiblesse et à ne jamais laisser deviner sa tristesse; une reine ne doit pas s'abaisser aux sentiments vulgaires des gens du peuple."

"- Les dieux sont donc mauvais ?
- Ils sont mauvais et, plus ils sont puissants, plus ils sont indiciblement mauvais."

 

vendredi 29 mars 2013

17 - L'appel de Cthulhu

Auteur : H.P. Lovecraft
Éditeur : Pocket
Publié en : 1975

J'ai très souvent entendu parler de Lovecraft et de cette mythologie cosmique, sombre et terrifiante, qui l'entoure, et à côté de laquelle l'homme semble réellement petit et insignifiant. Impossible dans ce cas de passer à côté de Cthulhu et du fameux Necronomicon

Ce recueil de nouvelles tourne autour de sujets communs : la démonologie, la nécromancie, la sorcellerie, la magie noire... et surtout la terreur et la folie que peuvent provoquer de tels phénomènes chez ceux qui cherchent à en savoir plus. C'est avec une écriture classique mais efficace que Lovecraft nous immerge petit à petit dans différents aspects de sa mythologie, tous plus effrayants les uns que les autres. En tant que lecteur, on ne peut que s'accrocher et subir, car évidemment il est impossible de refermer ce livre à n'importe quel moment. Le point final de chaque histoire nous laisse intrigués, terrifiés, et curieux d'en découvrir plus, au risque d'y perdre nous aussi notre santé mentale... Mais...

Histoire après histoire, j'ai fini par éprouver de la lassitude. Certes les découvertes que nous faisons à chaque fois sont variées et toujours aussi prenantes, mais le schéma de chaque nouvelle est finalement assez répétitif,  et au final j'étais pressée d'en finir avec cet Appel de Cthulhu. J'ai réellement adoré ce monde créé par Lovecraft, plus ancien et gigantesque que tout ce que nous connaissons, et j'aimerais beaucoup découvrir d'autres ouvrages de l'auteur (j'ai déjà lu L'affaire Charles Dexter Ward, que j'avais adoré), j'ai juste eu un peu plus de mal avec le format (nouvelles) de celui-là, peut-être nécessaire pour appréhender la complexité et l'horreur de cette mythologie.


"Il y a des qualités vocales qui sont particulières aux hommes et d'autres, particulières aux bêtes. Or, il est effrayant d'entendre l'une quand la source dont elle provient devrait produire l'autre."

"Quand j'en ouvris les pages jaunies, je reculais sous l'effet d'une révulsion involontaire devant l'odeur qui s'en élevait - une odeur plus que suggestive d'une décomposition physique. C'est comme si le livre avait reposé auprès de cadavres dans quelque cimetière oublié et qu'il se fût chargé des relents de la charogne."

"Ne sommes-nous pas faits de chair et de sang ? Il est tout naturel que nous soyons révoltés et horrifiés quand on nous montre de la chair et du sang en état de corruption et de décomposition, des vers qui se promènent dessus et dessous. "

  

vendredi 8 février 2013

07 - Question de mort

Auteur : Johan Heliot
Éditeur : Baleine
Publié en : 2007


Le Club Van Helsing (librement inspiré du célèbre personnage de Dracula, de Bram Stocker) est une collection des éditions Baleine, décrite ainsi : Des monstres, des chasseurs, une lutte sans merci... Autant vous dire que j'attendais beaucoup de ce court roman de Johan Heliot, Question de mort, et je n'ai à aucun moment été déçue !

Dan vit dans un coin paumé, en marge de la société. Vivant sur les aides sociales, il possède comme seule richesse une télé, élément indispensable selon lui lorsqu'on passe ses journées seul et loin de tout. Alors qu'il regarde une nuit l'émission de la célèbre Oprah Winfrey, trois personnes déguisées et munies d'une tronçonneuse forcent l'entrée de sa roulotte, installent des caméras, des micros, des lumières et commencent à le filmer. Comprenant qu'il est le jouet d'une émission de télé, Dan demande timidement le nom de ce jeu. La réponse ne tarde pas, accompagnée d'un début de torture : il s'agit de Question de mort. La première question posée à Dan : 2 pères et 2 fils sont dans un bateau, qui sont-ils ? C'est ainsi que le lecteur est initié à ce snuff-quizz, ou quizz de la mort, dans lequel les participants sont soumis à des questions, puis torturés, mutilés question après question, jusqu'à la mort. Le tout bien sûr sous l'oeil de la caméra, réjouissant ainsi les nombreux amateurs du genre qui ne manquent pas un épisode sur le net. Mais Big B., une sorte de chasseur de prime travaillant parfois pour le Club Van Helsing, s'est mis en tête de retrouver les "animateurs" de Question de mort, et s'active à pister la moindre trace de leur passage, avec l'aide d'un système de recherches hyper-évolué nommé Boogle...

Ce livre est un hymne à l'horreur lorsque l'auteur s'attarde sur le jeu en lui-même. Mais il devient rapidement passionnant dès que l'attention se focalise sur Big B., qui est un personnage on ne peut plus original et attachant, avec tout son attirail électronique. J'aimerais bien moi aussi avoir accès à Boogle, qu'est-ce que c'est pratique ! Enfin bref. J'ai beaucoup aimé ce court roman, entre frissons d'horreur et enquête pleine de rebondissements. Jusqu'à la dernière page l'auteur arrive à surprendre son lecteur. Un très bon moment de lecture, très distrayant ! Mais j'aurais quand même aimé en savoir un peu plus sur ce fameux Club Van Helsing, qui n'est que mentionné ici. Peut-être en parle-t-on plus en détails dans d'autres romans de la collection ? Je ne manquerai pas de le vérifier, un de ces jours...

En tous cas, merci à Boutentrain pour cette belle découverte !


"Big B. avait utilisé un moteur de recherche très personnel, qui était à Google ce que Wolverine était à l'Homo sapiens : plus rapide, plus résistant, et surtout foutrement plus vicieux."

"Une nuée de chevrotines grêla la combinaison de travail avec l'efficacité cinétique d'un tir de .38 Special - soit l'effet d'une tape amicale entre les omoplates assénée par l'Incroyable Hulk."

"Le côté gauche était occupé par une cuisine entièrement équipée, dont le four à micro-ondes contenait plusieurs portions d'un plat préparé à partir d'un ingrédient particulier, à savoir un jarret humain - Big B. était cependant incapable de dire si la pièce de viande avait appartenu à Daniel Mothersbaugh ou au candidat plus âgé." 

  

vendredi 7 décembre 2012

54 - Odd et les géants de glace

Auteur : Neil Gaiman
Éditeur : Albin Michel
Écrit en : 2009

Dans un village viking vit un jeune garçon boiteux, orphelin de père, nommé Odd. Alors que l'hiver se prolonge, il s'enfuit de sa maison et fait la rencontre d'un renard, d'un ours et d'un aigle. Après avoir surpris ces curieux animaux en pleine conversation, Odd découvre que ce sont les dieux Loki, Thor et Odin, changés en animaux par un géant de glace qui a conquis Asgard. Odd s'engage donc à raccompagner ces dieux dans leur royaume, et à vaincre le géant.

On retrouve ici l'un des thèmes chers à Neil Gaiman, la mythologie nordique, mais cette fois sous la forme d'un conte pour enfant. Car il faut avoir des yeux d'enfant pour s'émerveiller de cette histoire, ce qui rend l'approche de Noël si propice à sa lecture. D'aventures en magie, Neil Gaiman nous enchante encore une fois avec les aventures de ce petit Viking si attachant, qui sauva le royaume des dieux.

Un beau moment de lecture, sous la couette au coin du sapin.



"De l'écarlate retomba doucement autour d'eux, et tout fut souligné de vert et de bleu, et le monde fut couleur framboise, et couleur de feuille, et couleur d'or, et couleur de feu, et couleur de myrtille et couleur de vin."

"C'est une sensation étrange, de parler à un être capable de vous broyer comme un homme peut broyer un souriceau."

"C'est ainsi que s'achèvent toutes les histoires de dieux et de géants de glace : Thor finit toujours par tuer des géants."

mercredi 22 février 2012

09 - Les Annales du Disque-Monde T1 - La huitième couleur

Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Pocket
Écrit en : 1983

Après mes errances littéraires de ces derniers jours, me voici revenue sur un terrain un peu plus familier : la fantasy. Mais Terry Pratchett n'est pas un auteur de fantasy comme les autres, c'est un auteur humoriste, à l'origine de la célèbre saga des Annales du Disque-Monde, dans laquelle "il détourne les canons du genre pour se livrer à une satire de divers aspects de la société contemporaine" (je cite Wikipedia).

Loin des très sérieux Seigneur des Anneaux et Trône de fer, grands classiques du genre (que j'adore bien sûr), nous voici dans un univers fantastique totalement farfelu, dans lequel le monde est plat (c'est le Disque-Monde), porté par quatre éléphants se tenant sur le dos de la carapace d'une tortue géante qui parcourt l'univers. Ce monde a ses propres lois physiques bien sûr et les peuples qui y vivent sont les humains, magiciens, orcs... que l'on connait. Mais il y a un nouvel arrivant qui va venir perturber le train-train quotidien de ces "braves gens". Il s'agit de Deuxfleurs, un... touriste. Ce premier tome relate donc l'épopée touristique de Deuxfleurs, avide de découvertes en tous genres, guidé par un mage déchu du nom de Rincevent. Ensemble ils vont échapper mille fois à la mort, rencontrer des héros, faire apparaître des dragons et vivre mille aventures qui réjouissent Deuxfleurs, et terrorisent Rincevent.

Dès les premières pages, l'auteur nous entraîne de surprise en surprise, avec fous rires à la clé. Les personnages sont tous plus drôles et caricaturaux les uns que les autres, mais mon personnage préféré est quand même la Mort, qui m'a beaucoup fait rire à chacune de ses apparitions ! Ou encore le Bagage, un coffre magique et féroce porté par des centaines de petites jambes, qui suit Deuxfleurs où qu'il aille et quel que soit le risque, terrorisant tout le monde sur son passage...

Certaines personnes ayant lu d'autres opus des Annales du Disque-Monde avant celui là ont un avis plus mitigé, trouvant ce tome plus lent que les tomes suivants. Mais n'ayant aucun point de comparaison, j'ai été totalement ravie de cette découverte, j'ai tout simplement adoré. Alors si la suite est encore meilleure, je la savoure d'avance !