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lundi 19 janvier 2015

01 - Le cycle de Ki et Vandien T2 - Les Ventchanteuses

Auteur : Megan Lindholm (alias Robin Hobb)
Éditeur : Mnémos
Publié en : 2007

Quoi de mieux pour bien commencer l'année qu'une belle histoire de Robin Hobb ? Ce 2e tome du Cycle de Ki et Vandien me paraissait tout indiqué pour cette première lecture de 2015...

C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé les deux protagonistes de cette saga, cette fois séparément puisqu'ils sont ici plongés chacun dans une aventure contre les Ventchanteuses, des sorcières maitrisant les vents (pour faire simple). Ki s'est retrouvée à transporter la tête d'un magicien à la recherche des autres morceaux de son corps (oui il est encore vivant) au cœur d'un palais plein de Ventchanteuses. Vandien, quant à lui, doit affronter l'une de ces sorcières dans la quête d'un coffre légendaire qui se trouverait dans un vieux temple englouti.

Deux aventures bien différentes donc, mais qui se rejoignent rapidement, et un "tout" très loin de l'histoire du tome 1, Le vol des harpies. J'ai été un peu déstabilisée au début par ce tournant dans l'histoire de Ki et Vandien, mais la magie présente dans ce tome, l'originalité de ce que nous raconte Robin Hobb, mêlées à son incomparable style dont je ne me lasse pas, ont fini par m'apprivoiser et je me suis très facilement et très agréablement laissée bercer par cette nouvelle aventure de Ki et Vandien.


Je me demande si elle aura la force d’aller jusqu’au bout de sa tâche. Elle pense en avoir la volonté. Mais l’espace est vaste entre le rêve et la réalité.

Quelle sottise ! Nous n’allons pas la tuer. Nous allons seulement... « suspendre » sa vie. 

  

lundi 13 mai 2013

23 - Le Déchronologue

Auteur : Stéphane Beauverger
Éditeur : La Volte
Publié en : 2009

Invitée par mon amie Gaenaria à la 4e session du Club Sormand (son autre club de lecture), je me retrouve à lire des ouvrages qui sont bien loin de mes domaines de prédilection, comme ce Déchronologue, mélange savant de flibusterie et de failles temporelles.

Déjà, je vais essayer d'aborder le sujet de manière claire pour qui ne l'a pas lu. Nous sommes au XVIIe siècle aux Caraïbes, en des temps troublés où Français, Anglais et Espagnols se disputent mers et terres. Henri Villon est un capitaine français qui navigue à bord du Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps, seul capable de contrer ces failles temporelles qui apparaissent en mer, de plus en plus nombreuses et meurtrières.

Il est difficile de parler de ce roman, tant son histoire est riche et complexe, dans sa construction déjà, puisque, pour coller à l'intrigue, les chapitres ne sont pas dans l'ordre chronologique, et dans l'histoire elle-même, mélange bien dosé de réel et de science-fiction. L'écriture est superbe, prenante, et nous plonge au début de chaque chapitre dans une sorte d'envoûtement et de fascination sans cesse renouvelés. J'ai tout simplement adoré, et pourtant je lis peu de science-fiction. Mais je dois avouer que l'originalité est ce qui caractérise le mieux ce Déchronologue, et je salue le génie de l'auteur car cela a dû être bien compliqué de faire de cette histoire un roman qui se tient et qui a du sens.

La "fin" du roman constitue l'apogée de toutes ces émotions qui nous traversent à chaque chapitre, et j'ai été à deux doigts de tout relire, dans l'ordre chronologique cette fois, pour comprendre encore plus en profondeur l'étrangeté de ces événements qui ont marqué la vie d'Henri Villon. Merci au Club Sormand pour cette magnifique découverte !


"Les trônes ont ceci de commun avec les baquets d'aisance que leurs usagers les souillent dès qu'ils s'y posent." 

"Laissons aux brutes les tâches discutables et contentons-nous d’en discuter."


mercredi 13 mars 2013

14 - Trafic au plus bas


Auteur : David Donachie
Éditeur : Libretto
Publié en : 2001

Cette nouvelle aventure des frères Ludlow se place parfaitement dans la continuité des événements d'Une chance du diable. Harry et James sont de passage dans le port de Gênes, en Italie, et cherchent à acquérir un nouveau navire en remplacement de celui qu'ils ont perdu récemment. Mais Gênes est une ville très dangereuse, qui se veut neutre dans le conflit franco-anglais, et qui cherche à tirer profits de tous les partis possibles pour prospérer... C'est ainsi que les deux frères, accompagnés de leur loyal serviteur Pender, vont encore une fois se retrouver entourés de cadavres, et essaieront à la fois de survivre à ceux qui veulent les assassiner et à les démasquer pour mettre fin à leurs agissements.

Passés les premiers chapitres, dans lesquels la politique de la marine et les tactiques fluviales assomment un peu les non initiés (dont je fais partie), l'histoire prend rapidement de l'ampleur jusqu'à redevenir aussi intéressante que l'intrigue d'Une chance du diable. Le crime est tout aussi crapuleux, les révélations tout aussi honteuses, l'histoire tout aussi pleine de rebondissements, mais j'ai quand même moins savouré ce second tome des aventures des frères Ludlow, qui se perd par moments en discours nautiques à n'en plus finir... Par contre, on commence à bien mieux connaître Harry et James, ainsi que Pender, qui forment un trio haut en couleurs et diablement efficace : ils sont drôles, ils ont de l'esprit et de la répartie, et il est bien difficile de s'ennuyer avec eux. Le meilleur moment du livre selon moi, une superbe bataille navale qui court sur plusieurs chapitres, pleine de subtilités nautiques et d'action !

Vivement la suite !

 
"- Tu as la singulière habitude d'appeler un plan quelque chose que tu viens d'échafauder à la diable. Le moment est peut-être venu de t'annoncer que ton plan est un échec retentissant."

"- Donc, nous n'avons rien à redouter ? s'enquit James sans cesser de regarder la fenêtre.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais puisque j'ignore quel est le danger, si danger il y a, et que je ne puis par conséquent y changer quoi que ce soit, je ne crois pas utile de m'en faire."


vendredi 1 mars 2013

13 - Une chance du diable

Auteur : David Donachie
Éditeur : Phébus
Publié en : 2000

Voici le genre de livres qui réveille ma fibre bretonne, celle qui m'attire inlassablement vers la mer... Une chance du diable narre l'histoire des frères Ludlow. Harry est le capitaine d'un navire de corsaires, expérimenté, avec un sens de l'honneur aigu et un caractère bien trempé. Son jeune frère, James, est tout l'opposé, un gentleman raffiné, limite arrogant, érudit et plein de bonnes manières, un artiste doué lorsqu'il s'agit de dessin. Une très vieille rancune envers Harry amène les deux frères à se retrouver à bord d'un navire de la marine royale anglaise commandé d'une main très (trop) ferme par le capitaine Carter. Harry et le capitaine se connaissent en effet depuis plusieurs années, et ont toujours eu des relations très tendues, jusqu'à en venir aux mains. Ce qui, à l'époque, a eu de très mauvaises conséquences sur leurs deux carrières respectives... Cette animosité va se répandre dans tout le navire, jusqu'au moment fatidique où...

Un meurtre, un coupable bien trop évident, une enquête palpitante dans le milieu marin, voilà ce que nous propose David Donachie dans ce roman. Nous avons ici un superbe portrait de la marine, des enjeux politiques qui la régissent, des règles de hiérarchie, de la vie à bord d'un navire, impitoyable et qui n'offre aucun cadeau. Cette histoire est pleine d'action et de rebondissements, laissant tout de même la part belle à la réflexion et à la résolution de ce crime mystérieux. Une chance du diable n'est certes pas le roman le plus passionnant que j'ai lu, mais j'ai passé un très bon moment. En tous cas, le dépaysement est garanti ! Je m'en vais de ce pas retrouver les frères Ludlow dans un autre titre de David Donachie, Trafic au plus bas.


"Nul ne songeait à paresser lorsque son navire était mené par un homme comme Carter. Dans la Marine, de nombreuses fautes étaient passibles du fouet et s'attarder dans son hamac en était une."

"Si les gens se mettaient à se donner des coups de couteau à la moindre parole de travers, l'avancement serait rapide au sein de la marine royale, considérant de quelle façon les officiers ne cessent de se piétiner la susceptibilité."

"- Il n'a plus qu'une balle, fit observer un de ceux qui se trouvaient sur le devant.
- T'as raison, Smithy. Tu te la prends et je te promets qu'on te vengera."