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vendredi 16 décembre 2016

35 - L'Œuf de dragon

Auteur : Georges R. R. Martin
Éditeur : J'ai Lu

Grâce à Babelio et aux éditions J'ai Lu, j'ai eu la chance de gagner au dernier Masse Critique ce préquelle du Trône de fer, L’Œuf de dragon. Un grand merci !

Je suis une grande fan du Trône de fer, aussi bien de la série télévisée que de la série littéraire (et j'attends le dernier tome avec impatience !!!). Et c'est avec beaucoup d'excitation que je me suis lancée dans la lecture de cette nouvelle mettant en scène un chevalier errant, Dunk, et son écuyer qui n'est autre qu'Aegon Targaryen, alias l'Œuf, alors âgé d'une douzaine d'années. Au hasard des chemins, nos deux protagonistes vont se retrouver au milieu d'un mariage accompagné de joutes de chevaliers, le prix de la victoire n'étant rien d'autre qu'un authentique œuf de dragon. Mais (comme souvent avec les mariages dans Le Trône de fer), les festivités vont tourner au vinaigre et nos deux personnages vont se retrouver au cœur d'un vaste complot politique sur fond de trahison.

Sur le papier, cette nouvelle a tout pour plaire. Je dis bien sur le papier, car personnellement j'ai été déçue. Peut-être attendais-je trop de ce préquelle, mais j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages (toujours trop nombreux !). J'ai trouvé ça plutôt lent, il y a beaucoup de parlotte et peu d'action au final. Ça se lit, mais péniblement, et c'est bien dommage...

Je suis tout de même contente de cette lecture, simplement pour ce petit voyage dans cet univers que j'aime tant, et je ne décourage personne de la lire car beaucoup ont adoré. Comme on dit, il en faut pour tous les goûts !

jeudi 20 octobre 2016

23 à 30 - Harry Potter

Auteur : J.K. Rowling
Éditeur : Gallimard Jeunesse


Et le tome 8 !


"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises."

En vue de la parution le 14 octobre du tome 8 d'Harry Potter, j'ai consacré ces dernières semaines à la relecture des 7 précédents tomes.

Alors tout d'abord quelques mots sur l'histoire originale. Je les ai lus comme tout le monde il y a 10-15 ans, lorsque la folie Harry Potter a enflammé les cœurs de millions de personnes. Et comme une grande majorité d'entre eux, j'ai adoré et je suis devenue fan du sorcier à lunettes bien sûr, mais surtout de l'univers magique et enchanté créé par J.K. Rowling (qui n'a jamais rêvé d'aller à Poudlard ???). Enfin bref, j'étais une grande fan, et j'avais un peu peur avant de me lancer dans cette relecture que tout ça n'ait pas vieilli avec moi, je craignais d'être déçue. Que nenni mes amis ! Dès le premier tome j'ai retrouvé mon âme d'enfant, les étoiles dans mes yeux, et cette avidité de continuer à lire encore et encore, quitte à ne pas dormir de la nuit et à être crevée le lendemain à l'école (oups, pardon, je voulais dire au boulot). J'ai adoré redécouvrir cette histoire, cet univers, d'ailleurs j'avais oublié pas mal de choses, et il y en d'autres que j'ai mieux comprises. Un régal ! Et comme rien n'a donc changé, même si pour moi les 7 tomes forment un tout, j'ai toujours cette même préférence pour Le prisonnier d'Azkaban, et pour les personnages de Sirius Black et Severus Rogue.

Le tome 8 à peine sorti, j'ai finalement pu découvrir ce qui se passe par la suite. En ce qui concerne l'histoire je ne dirai pas grand chose afin de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne l'ont pas encore lu, sachez juste que ce tome est dans la totale continuité du tome 7, puisque la première scène du premier acte est exactement la même que le dernier chapitre des Reliques de la mort. Et nous replongeons, encore une fois, avec délices dans cet univers toujours magique et merveilleux, dans une nouvelle histoire mettant en scène à la fois des personnages nouveaux et des personnages connus, que nous prenons plaisir à retrouver, avec toujours autant de rebondissements, de sortilèges, d'humour, de bons sentiments. J'ai tout simplement adoré, et pour moi ce n'est pas une suite, mais ce tome 8 s'intègre parfaitement dans le grand TOUT qu'est la saga Harry Potter.

Il y a pourtant un bémol, mais très léger, c'est le format pièce de théâtre. J'ai eu un peu de mal à m'y faire (surtout après un roman aussi dense que le tome 7), mais une fois entrée dans l'histoire tout va bien. C'était une expérience cependant un peu frustrante, car évidemment on entre moins en profondeur dans l'histoire, dans la psychologie des personnages, j'ai l'impression qu'au final on les connait moins. J'aurais aimé aller encore plus loin, en découvrir toujours plus sur le monde magique et ce que nos personnages favoris sont devenus. Mais bon, c'était vraiment histoire de mettre un bémol, hein ? Et je dois avouer que je suis assez perplexe également, et je manque certainement cruellement d'imagination, mais je ne vois pas du tout comment les metteurs en scène ont pu reproduire certains passages dans une pièce de théâtre ! Ou bien sont-ils un peu sorciers eux aussi... Dans tous les cas, j'espère sincèrement que la pièce viendra en France, afin de pouvoir la découvrir dans sa forme initiale.

En attendant de me replonger dans l'univers de J.K. Rowling avec Les animaux fantastiques le mois prochain au cinéma (une pentalogie, youpiiii !), je n'ai plus qu'à revoir les films, car j'ai vraiment du mal à me dire que pour l'instant j'en ai fini avec Harry...


"Méfait accompli."



mardi 23 février 2016

25 à 35 (2015) / 4 à 7 (2016) - Le trône de fer, du tome 2 au tome 15








Auteur :
Georges R. R. Martin

Éditeur : Pygmalion


Le trône de fer, ou plutôt Game of thrones, le titre original étant tellement plus adapté que sa traduction française, est l'un de mes gros coups de cœur de l'année dernière, et de ce début d'année. Déjà complètement fan de la série d'HBO, c'est à la suite de la diffusion de la saison 5 l'année dernière que j'ai souhaité redécouvrir l'histoire des Sept Royaumes au travers des ouvrages publiés par Pygmalion.

Je ne pense pas qu'il y ait encore beaucoup de monde qui ne connaisse pas Game of thrones, donc je ne reviens que brièvement sur le synopsis : un trône de fer et plusieurs grandes maisons qui se le disputent (les dragons Targaryens, les lions Lannister, les loups Stark, les cerfs Baratheon...), donnant lieu à d'innombrables complots, trahisons, amitiés et inimitiés... tout cela pendant que les morts se relèvent de l'autre côté du Mur, annonçant la venue de l'hiver.

Quand on se plonge dans Game of thrones, c'est une immersion complète, on est transporté dans cet univers créé par Georges R. R. Martin. Et c'est bien difficile d'en sortir. Les tomes s'enchaînent, on veut absolument connaître la suite, en savoir plus sur chaque personnage et leur destinée. Le découpage "1 chapitre / 1 personnage" est intelligent, mais il peut se passer des tomes entiers sans qu'on ne retrouve certains protagonistes, et au final je trouve ça bien frustrant également. 

Un régal de lecture, qui m'a transportée autant que la série, quoi que d'une manière toute différente puisque très vite chaque "support" prend son indépendance et les destinées suivent au final des chemins bien différents. Mais c'est également l'un des aspects que j'ai particulièrement aimés ici, d'apprécier autant l’œuvre littéraire et la série, deux versions que j'ai fini par voir bien distinctes l'une de l'autre, et tout aussi passionnantes.

Seul bémol pour la traduction française qui laisse beaucoup à désirer... C'est dans ces moments-là que je regrette de ne pas avoir un meilleur niveau me permettant une lecture fluide et aisée dans la langue de Shakespeare...

Un gros coup de cœur donc, à confirmer avec ce dernier tome que j'attends avec impatience... Et je supplie l'auteur de ne plus nous faire attendre trop longtemps pour découvrir enfin le dénouement de Game of thrones !


Lorsqu'on s'amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n'y a pas de moyen terme.

Voici que débute ma garde. 
Jusqu'à ma mort, je la monterai.
Je vivrai et mourrai à mon poste.
Je suis l'épée dans les ténèbres. 

Je suis le veilleur au rempart.
Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l'aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes humains.
Je voue mon existence et mon honneur à la Garde de nuit. 

Pour cette nuit-ci comme pour toutes les nuits à venir. 

On a beau marteler l'étain, si fort qu'on s'y prenne, on n'en fera jamais du fer, mais il n'en a pas moins son utilité.




mardi 21 juillet 2015

17 - Le trône de fer T1

Auteur : Georges R. R. Martin
Éditeur : J'ai Lu

Il y a 5 ans lorsque la série Game of thrones était annoncée, j'avais commencé la lecture des deux premiers tomes du Trône de fer. J'y avais trouvé une saga fantasy sympa, mais compliquée, avec tous ces personnages, ces grandes familles qui intriguent et complotent pour le si convoité trône. J'avais donc fini par laisser tout ça de côté, et je me suis avidement plongée dans la série télévisée. J'en suis aujourd'hui une fan inconditionnelle, et, les rumeurs prétendant que la série s'éloigne de plus en plus de l'histoire des livres, j'ai eu de nouveau envie de découvrir la version écrite de Game of thrones.

Je viens donc tout juste de terminer une nouvelle fois le tome 1. Bon, le synopsis, je ne pense pas qu'il soit utile de le rappeler, étant donné le succès de la saga, aussi bien des livres que de la série. Contrairement à ma première lecture il y a 5 ans, que j'avais trouvée fastidieuse, j'ai pu cette fois ci savourer pleinement chaque détail de cette histoire, étant déjà bien habituée aux différents protagonistes. Et même si comparer série et livre n'est pas ici mon propos, il se trouve que la 1re saison est un portrait plus que fidèle du 1er tome, ce que j'ai beaucoup apprécié.

Passé ce problème de complexité des personnages, l'histoire se lit toute seule, facilement, sans non plus sa hâter mais à un bon rythme. On perd souvent la notion du temps lorsque l'on se plonge dans ces pages...

D'ailleurs je vais me plonger dans la suite dès maintenant. C'est parti pour le tome 2, Le donjon rouge !


Un négociant de Qarth m’a dit un jour que les dragons venaient de la lune », intervint Doreah la blonde, qui faisait chauffer des serviettes au-dessus du feu. [...]
« De la lune ? » s’émut Daenerys en se retournant vivement, l’œil allumé de curiosité derrière l’averse des mèches argentées.
« À l’en croire, la lune est un œuf, Khaleesi. Il y avait jadis deux lunes au firmament, mais l’une d’elles alla flâner trop près du soleil, la chaleur la fissura, et mille milliers de dragons se ruèrent boire le feu du soleil. De là vient qu’ils crachent des flammes. Un de ces jours, la seconde lune embrassera le soleil à son tour, se fissurera de même, et les dragons reparaîtront. »

dimanche 26 octobre 2014

41 - Elric, Intégrale 1

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket
Publié en : 2013

Cette Intégrale 1 regroupe les 3 premiers tomes du Cycle d'Elric : Elric des dragons, La Forteresse de la perle et Le Navigateur sur les Mers du Destin.




On m'a beaucoup parlé de Michael Moorcock et de son Cycle d'Elric avant que je me lance enfin dans cette lecture. En bien, bien entendu, mais avec parfois quelques réserves sur l'écriture, qui peut être assez difficile par moments. Et bien, je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres lecteurs, mais pour ma part j'ai dévoré ces trois premiers tomes du début à la fin. J'ai été captivée, intriguée, passionnée par l'histoire de cet empereur albinos, descendant d'un peuple cruel et décadent, physiquement faible, drogué mais tout de même puissant.

Elric est un personnage des plus charismatiques auquel on ne peut que s'attacher. Son empire, Melniboné, les différentes contrées qu'il parcourt, ses aventures, son amour pour Cymoril, son combat contre ses propres faiblesses et contre son héritage, son pacte avec les Seigneurs du Chaos ou encore les Élémentaires... L'imagination qui ressort de ces trois premiers tomes m'a souvent laissée admirative et sans voix. Tout cet univers, toute cette magie, m'ont totalement charmée, envoûtée, et j'en redemande !

Alors à très bientôt pour la suite.


Stormbringer avait besoin de se battre, c’était sa raison de vivre. Elle avait besoin de tuer, c’était son souffle de vie. Elle avait besoin de la vie et de l’âme des hommes, des démons et même des dieux. 



mardi 5 août 2014

34 - Les cités des Anciens T7 et T8 - Le Vol des dragons / Le Puits d'Argent

Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Publiés en : 2013

J'ai enfin trouvé le courage de me lancer dans la lecture des deux derniers tomes des Cités des Anciens. Non par désintérêt, bien au contraire, le courage qu'il me fallait était celui de terminer une saga qui me passionne et de devoir dire au revoir à ses protagonistes et à son univers. C'est donc avec beaucoup d'émotion que je me suis lancée dans la suite des aventures des dragons et de leurs gardiens, à la recherche de leur splendeur passée et de leurs souvenirs perdus.
Je ne suis peut-être pas objective quand je parle de Robin Hobb, mais cet univers qu'elle a créé et que j'ai découvert il y a bien des années avec L'Assassin royal est tout simplement magique. C'est un monde magnifique, avec ses qualités et ses défauts, très complexe dans ses jeux marchands et politiques, peuplé d'humains et de créatures passionnantes, comme ces dragons, seigneurs des mers, des cieux et des terres...

Dans Les Cités des Anciens, Robin Hobb nous parle plus en profondeur de ces créatures fascinantes que sont les dragons, et de toute la magie qui les entoure. Depuis le premier tome, nous avons suivi la quête d'une espèce en voie d'extinction qui cherche désespérément à redevenir les créatures magnifiques, puissantes et redoutées qu'elles étaient jadis, à retrouver à la fois leur splendeur, mais également leur fierté et leur mémoire. Et j'ai trouvé cette histoire extraordinaire, malgré ses défauts évidents et souvent relevés par d'autres lecteurs (longueurs dans le récit, répétitions...). Je suis tout à fait consciente des lacunes de cette saga de Robin Hobb, mais je n'en ai pas été moins emportée et envoûtée pour autant.

À tous les amoureux de Robin Hobb, à tous les amoureux des dragons, je recommande sans hésiter ces 8 tomes de pur bonheur.


" Tu te voiles la face, Thymara. "
Il parlait d'une voix basse mais sans douceur.
" Tu ne te plonges pas dans la vie d'autrefois à Kelsingra, tu te caches du présent et tu vis dans le passé, un passé qui ne reviendra pas. D'ailleurs, ce n'est même pas vraiment vivre : tu ne prends aucune décision dans ce monde-là, et, si la situation devient trop difficile, tu peux t'enfuir. Tu adoptes une forme de pensée, et, quand tu reviens, elle t'influence; mais le pire, pendant que tu nages dans les souvenirs, c'est ce que tu ne fais pas ici. Quelles expériences est-ce que tu manques, quelles occasions te passent sous le nez? D'ici un an, que diras-tu de ces saisons, que t'en rappelleras-tu? "


Les hurlements des humains apeurés lui parvinrent plus clairement, et il partagea leur épouvante l'espace d'un instant : les dragons étaient venus pour cracher leur acide brûlant qui ferait fondre leur chair sur leurs os ; leurs maisons s'écrouleraient, quiconque lèverait la main contre les agresseurs mourrait à coup sûr, et leurs enfants orphelins pleureraient dans les rues désertes et enfumées. Il n'y avait rien à faire contre les dragons. 

    

samedi 12 juillet 2014

30 - L'Épée de vérité T2 - La Pierre des Larmes

Auteur : Terry Goodkind
Éditeur : Bragelonne
Publié en : 2003

J'ai attendu plus d'un an pour découvrir la suite de La première leçon du sorcier, deuxième tome de la célèbre saga L'Épée de vérité de Terry Goodkind.  J'avais beaucoup aimé le premier tome, mon avis est un peu plus mitigé concernant la suite des aventures de Richard le Sourcier.

Pourquoi un avis plus mitigé ? À cause de Richard pour commencer, que je trouve rageant et puéril. À cause de sa relation avec Kahlan ensuite, que je trouve niaise à souhait. À cause des nombreuses similitudes avec mes grandes sagas favorites, comme par exemple les Sœurs de la Lumière / Sœurs de l'ombre, qui sont une bien pâle copie des Aes Sedai de Robert Jordan (ça m'a d'ailleurs donné envie de me replonger dans La Roue du temps...). Voilà pourquoi.

Mais malgré ces petits désagréments, j'ai rapidement été entraînée par le récit. J'ai adoré les tactiques militaires de Kahlan, astucieuses, dangereuses et culottées, nous offrant ainsi une bataille haletante et mémorable contre l'Ordre Impérial. J'ai adoré découvrir les différents peuples que Richard rencontre au long de son périple, et son apprentissage de cette magie particulière endormie au fond de lui. J'ai adoré suivre Zedd et Adie dans la quête qui va les priver de tout ce qu'ils sont. Et j'ai retrouvé ce qui m'avait tant plu au premier abord, à savoir une aventure pleine de rebondissements, d'action, de magie, une écriture prenante et accrocheuse, du divertissement à chaque page...

Alors oui il y a des points négatifs, mais j'ai quand même passé un très bon moment de lecture, et c'est ce qui compte, non ?

A bientôt pour le troisième tome, donc.


La patience est sa meilleure arme, car il a l’éternité à sa disposition.

Il se fichait comme d’une guigne des prophéties ! Pour lui, ce n’était rien d’autre que des devinettes, et il détestait ces jeux idiots. Si une chose semblait assez grave pour qu’on la dise, pourquoi l’exprimer d’une façon emberlificotée ? 

Vanter les mérites d’un régime végétarien ne fait aucun bien aux moutons si les loups refusent de changer d’habitudes alimentaires.

  

dimanche 22 juin 2014

27 - Les Lames du Cardinal - Intégrale de la trilogie

Auteur : Pierre Pevel
Éditeur : Bragelonne
3 tomes publiés en : 2007-2009-2010

Souvenez-vous, Pierre Pevel a été l'un de mes gros coups de cœur de l'année dernière, lorsque j'ai eu la bonne idée d'ouvrir ses Enchantements d'Ambremer... Totalement envoûtée par ce premier tome, je me suis ensuite plongée dans L'Élixir d'oubli, tout aussi passionnant. J'ai cependant eu un autre coup de cœur l'année dernière, à la lecture des célèbres Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. Vous comprenez ainsi que je n'ai pas hésité une seconde à acquérir cette superbe intégrale de Pierre Pevel, Les Lames du Cardinal, dans laquelle cet auteur que j'adore plonge son intrigue dans l'univers si passionnant d'Alexandre Dumas. 

Que sont donc ces Lames du Cardinal... Pour faire simple, je dirais que les Lames sont à Richelieu ce que les Mousquetaires sont au roi. Ou plutôt devrais-je parler au passé, car l'intrigue commence 5 ans après la dissolution des Lames, alors que Richelieu rappelle leur capitaine, La Fargue, afin de former à nouveau cette unité d'élite pour une mission particulièrement sensible... Et là, on entre à nouveau dans cet univers des Trois Mousquetaires, entre complots politiques, combats à l'épée, intrigues de cour, amours interdites, trahisons... Les Lames du Cardinal est ainsi un véritable roman de cape et d'épée qui, je peux le dire, m'a autant enthousiasmée que la célèbre trilogie de Dumas.

Mais qu'en est-il de l'univers de Pierre Pevel là-dedans ? Ne croyez pas que l'auteur s'est complètement effacé face au géant Dumas. Au contraire, il a réussi à mêler habilement son univers fantastique à la fiction historique. Les dragons et la magie sont bien présents dans ce récit, et sont même au cœur de l'intrigue. Et là où je dis que c'est habilement fait, c'est qu'ils s'intègrent tellement bien qu'on n'y trouve aucune bizarrerie ! Jusqu'à la dernière ligne, Pierre Pevel parvient sans peine à nous raconter une version alternative de l'histoire de France, sur fond de dragons et de puissante magie.

J'aime, j'aime et j'aime (et j'en veux encore) !

En prime, voici les trois couvertures de la trilogie originale (encore du beau travail de nos amis Bragelonniens)...
 



— L’important, se reprit le vieux soldat en agitant la jambe de bois tel un sceptre… L’important est que ce jean-foutre présente des excuses. Jean-foutre, madame attend.
— Madame, gémit l’autre avant de tâter encore de sa prothèse, je vous prie d’accepter mes plus sincères et plus respectueuses excuses. J’ai manqué à tous mes devoirs, ce que ma piètre nature, mon éducation négligée et mes habitudes déplorables ne sauraient justifier. Je promets de surveiller désormais ma conduite et mes actes et, conscient de mes fautes, je m’en remets à votre bienveillance. J’ajoute que je suis laid, que ma bouche sent comme le cul et que l’on ne peut croire, à ma vue, que le Très-Haut fit Adam à son image.


Elle était d’une beauté sévère et farouche qui frappait : silhouette élancée, port fier, teint pâle, yeux verts, lèvres sombres et pleines, longue chevelure noire dont une natte ne réussissait jamais à contraindre les lourdes boucles bien longtemps. Mais on s’étonnait surtout de ses cuissardes, de ses chausses noires et de son corset de cuir rouge passé sur une chemise blanche. C’était un accoutrement pour le moins audacieux. Et non contente de s’afficher ainsi en public, non contente de sortir en cheveux, elle portait l’épée et montait à cheval comme un homme. Vraiment, il y avait là matière à scandale…

 

jeudi 15 mai 2014

24 - Ayana

Auteur : Leïla Rogon
Éditeur : Elenya éditions
Publié en : 2013

Le dernier Masse Critique m'a permis de découvrir ce conte fantastique paru aux éditions Elenya, Ayana. Je tiens avant tout à remercier Babelio et l'éditeur, pour ces partenariats très réussis qui font le bonheur des lecteurs.

Nous faisons la rencontre d'une petite oprheline, Ayana, adoptée à l'âge de 2 ans par un couple ne pouvant avoir d'enfants, Pipa et Sylvain. Ayana grandit au milieu des livres fantastiques qu'elle dévore, et, depuis quelques temps, des rêves bizarres viennent la hanter le soir venu, des rêves peuplés de petits hommes, de dragons, d'elfes... Mais Ayana va rapidement découvrir qu'un simple mur sépare le rêve de la réalité, alors que son père adoptif semble pris d'un mal étrange et inquiétant.

Ayana est un court conte fantastique d'un peu moins de 100 pages, qui se lit en une heure et nous laisse ensuite un doux sentiment nostalgique au fond du cœur. Car c'est un retour en enfance que nous vivons en découvrant ces pages, du temps où les histoires de nos livres prenaient vie et que nous devenions nous-mêmes les héros de ces pages, à la faveur du soir. Je ne dis pas que je ne "vis" plus mes livres aujourd'hui comme je le faisais avant, mais l'imagination d'un adulte ne sera jamais comparable à celle sans limite d'un enfant...

Un très joli conte comme je les aime, que je vous recommande chaudement.


Était-elle en train de rêver ? Pourtant, elle avait la sensation de sentir la chaleur du feu la réchauffer. L'humidité de l'herbe avait mouillé son pyjama. Mais ça ne prouvait rien ! Tout avait l'air si réel et pourtant ce Petit peuple n'existait que dans les contes de fées.

Anna Jeckins se demanda si son travail ne commençait pas un peu à lui monter à la tête. Trop de surmenage ! Elle devrait sans doute prendre quelques jours de vacances.
- Bonjour future lectrice, me vois-tu? Nous avons établi notre premier contact lorsque tu as touché ma couverture. J'ai senti tes doigts contre mon dos. Tu as caressé ma tranche. Tu m'as chatouillé et donc réveillé.
Elle sursauta et d'un geste brusque en fit tombé le livre.

À l’étage, Ayana dormait tranquillement dans son lit. Mais la jeune fille fut dérangée par un bruit étrange. Elle sursauta dans son lit. Le mur à sa gauche se gorgeait d’humidité, libérant de nombreux petits insectes lumineux. Ayana ne put s’empêcher de s’approcher et d’y coller les doigts. Elle tapota doucement à plusieurs endroits, glissant un doigt puis un autre, pas très rassurée, puis finit par traverser.

  

jeudi 3 avril 2014

14 et 15 - Les Cités des Anciens T5 et T6 - Les Gardiens des souvenirs / Les Pillards

Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Publié en : 2012

Je poursuis doucement mais sûrement, et avec toujours autant de passion, mon périple dans l'univers de Robin Hobb. Après avoir dévoré les tomes 3 et 4 des Cités des Anciens il y a quelques mois (ma critique ici), me voici donc avec les deux tomes suivants, toujours avide de parcourir cette histoire aux côtés de ces créatures puissantes, majestueuses et arrogantes que sont les dragons.

D'ailleurs j'en profite pour passer un petit "coup de gueule" contre l'éditeur, qui s'évertue à nous couper les tomes originaux en 2 tomes à chaque fois... histoire de nous faire payer deux fois plus cher ! C'est vraiment abusé. Je pourrais acheter les poches me diriez-vous, mais ne peut-on pas à la fois aimer les belles choses et ne pas se ruiner à chaque achat ? J'aurais plus volontiers acheté un seul tome comme dans la version originale, avec 500 pages à 22 €, plutôt que 2 tomes de 250 pages à 19 €... Enfin bref, revenons à nos moutons... ou plutôt à nos dragons, car avec de tels prédateurs dans les cieux, les moutons n'ont pas la vie longue (et les hommes non plus).

Dans Les Gardiens des souvenirs et Les Pillards, l'intrigue initiée précédemment avance à grands pas. Il y a certes toujours quelques longueurs, mais qui ne me dérangent pas le moins du monde, tant j'aime cet univers, ses personnages et ses dragons... Ces créatures sont toujours aussi fascinantes et j'ai suivi leur évolution avec grand intérêt, ainsi que celle de leurs gardiens. Je n'en dirai pas plus, car il est toujours difficile, lorsqu'on est autant avancé dans une série, d'en parler sans spoiler ceux qui n'en sont qu'au début. Une chose est sûre, c'est que, même si la suite m'attend sagement sur mes étagères et que je meurs d'envie de la découvrir, je vais me forcer à attendre encore un peu, car les prochains tomes seront les derniers et annonceront la fin de cette merveilleuse saga de Robin Hobb. Une fin que je ne suis pas pressée de voir arriver !


"Le bonheur, ça va, ça vient, Tatou ; l'amour pour quelqu'un, ce n'est pas cette attirance folle qu'on éprouve au début ; ça passe - enfin, non, mais ça se calme, et, quelquefois, quand on s'y attend le moins, on voit la personne en question, et toutes les émotions reviennent d'un seul coup. Mais ce n'est même pas ça qu'on recherche ; ce qu'on recherche, c'est ce sentiment que, quoi qu'il arrive, on sera toujours mieux avec cette personne que sans elle, dans les mauvais moments comme dans les bons ; qu'être avec cette personne rend les épreuves plus agréables, ou du moins plus supportables."

[...] or, chez les Marchands de Terrilville, avoir l'air prospère, même en temps de crise, c'était la clé pour être prospère : nul n'avait envie de conclure des marchés avec un homme que la chance avait abandonné.

 

lundi 3 février 2014

05 - Les Enchantements d'Ambremer T2 - L'Elixir d'oubli

Auteur : Pierre Pevel
Éditeur : Le Pré aux Clercs
Publié en : 2004

J'ai eu l'année dernière un gros coup de cœur pour Les Enchantements d'Ambremer, de Pierre Pevel. Je vous laisse imaginer ma joie lorsque j'ai découvert cette suite, L’Élixir d'oubli

On retrouve ici tout ce qui fait le charme du premier tome. Le Paris des Merveilles, qui mêle avec brio un Paris historique du début du XXe siècle et la magie venue de l'Outre-Monde ; les personnages principaux que sont le mage Griffont et l'enchanteresse Isabel de Saint-Gil, la reine des fées Méliane, les gnomes, les dragons, les sorciers, les arbres qui parlent... Rien que pour retrouver tout ça, ce livre vaut la peine d'être ouvert ! 

Mais il est bien plus que ça, car L’Élixir d'oubli est également une intrigue rocambolesque, pleine d'action et de rebondissements, qui n'a rien à envier à son prédécesseur ! Il faut dire que monsieur Pevel, en grand admirateur de monsieur Dumas père et de ses Trois Mousquetaires, a su se servir efficacement de cette influence du roman de cape et d'épée, léger, avec un humour à toute épreuves, des situations rocambolesques, des batailles, de l'amitié, de l'amour, des complots et trahisons... Tous ces éléments qu'on retrouve avec délices ici, agrémentés d'une magie bienvenue qui ne fait que les embellir à chaque instant.

Pour finir, je vous avoue que j'envie grandement cette capacité qu'ont les chats-ailés à lire un ouvrage en s'endormant dessus...  (gros soupir)


"Ce dimanche, en fin de matinée, Griffont lisait dans son salon. Il avait récemment achevé sa vingt-septième lecture des Trois Mousquetaires. Comme de juste, il avait enchaîné avec Vingt ans après, qu'il aimait moins cependant. Mais la compagnie des héros de Dumas père lui était trop agréable pour qu'il y renonce, malgré quelques longueurs. Il se réjouissait d'ouvrir bientôt l'énorme Vicomte de Bragelonne et savait qu'une mélancolie l'envahirait lorsqu'il devrait abandonner d'Artagnan et son bâton de maréchal au siège de Maastricht."

"Elle était belle comme le sont, grâce à quelques artifices qui manquent aux autres femmes, toutes les magiciennes qui souhaitent l'être. Mais l'on pourrait presque dire qu'elle faisait son âge, puisqu'on lui donnait 40 à 45 ans. Elle avait, en réalité, assisté jeune fille au couronnement de François Ier, quelques siècles plus tôt." 

 "Sans demander son chemin, il arriva devant une maison à colombage qui abritait une librairie et les ateliers d'une imprimerie à l'ancienne : on voyait par les fenêtres des ouvriers en tablier qui manœuvraient d'antiques presses à bras parmi les feuillets fraîchement imprimés qui séchaient, pliés sur des cordes tendues.
Louis poussa la porte de la boutique et, avec un sourire, s'emplit les narines de la bonne odeur de papier, d'encre, de cuir et de colle - l'odeur de la connaissance."

 

mardi 28 janvier 2014

02 - Les Chroniques de Krondor - Trilogie de La Guerre des ténèbres

Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Bragelonne
Publié en : 2009

Après la série du Conclave des Ombres, que j'ai savourée l'été dernier, me voici de nouveau plongée dans ces superbes Chroniques de Krondor avec cette nouvelle trilogie : La Guerre des ténèbres.

Le premier tome de La Guerre des ténèbres s'inscrit dans une parfaite continuité avec les tomes précédents. On retrouve nos personnages quasiment où on les avait laissés, le combat est le même et évolue tranquillement au fil des pages. On a même droit comme toujours à de nouveaux personnages bien sympathiques, qu'on suppose importants pour la suite mais dont on ne sait pas grand chose pour l'instant... Je m'attendais donc à une trilogie agréable, aussi palpitante que les précédentes, que j'avais adorées, mais sans rien de vraiment nouveau. Et c'est là que, vers la fin de ce premier tome, je me suis pris une véritable claque. Les deux tomes suivants ne sont que surprises sur surprises, on découvre tellement de nouvelles choses, de nouveaux mondes, de nouveaux peuples, de nouveaux pouvoirs, de nouveaux ennemis, de nouveaux... tout ! Rien n'est plus comme avant, tout s'accélère à un rythme effréné, impossible de lâcher le bouquin avant un final monumental et tellement émouvant ! Je pense que La Guerre des ténèbres aurait fait une fin parfaite à ces Chroniques qui durent depuis tant de tomes, mais je ne peux que me réjouir de savoir qu'il y a encore des choses que je n'ai pas découvertes sur les mondes de Feist...

J'ai beau le dire et le redire, à chaque fois qu'on croit bien connaître l'auteur et qu'on pense savoir comment il va faire évoluer les choses, et bien ce génie de l'écriture et de la fantasy nous rappelle que rien n'est acquis, et qu'il n'a pas usurpé son immense réputation dans le milieu.

Je me régale vraiment avec ces Chroniques de Krondor, merci, merci et encore merci !!! Et surtout, à bientôt pour la suite !


"Pug en resta presque sans voix.
- Des "dieux"?
- Comme les dieux midkemians, ils ne meurent pas facilement. Et, même quand ils meurents, ils semblent déterminés à ne pas le rester."

"Aruke avait alors éprouvé quelque chose d'étrange : il s'était dit que, si la bête avait tué Valko, il en aurait eu du chagrin. Il se demanda d'où lui venait cette émotion inconnue et s'il s'agissait d'un signe avant-coureur de cette faiblesse qui gagnait les mâles avec l'âge : les sentiments."

"Dans un univers infini, tout ce qu'on peut imaginer est possible quelque part et même probable."

lundi 9 décembre 2013

62 - Les Enchantements d'Ambremer

Auteur : Pierre Pevel
Éditeur : Le Livre de Poche
Publié en : 2007

Imaginez un Paris 1900 que nous connaissons bien. Placez-y des êtres merveilleux, tels les fées, les gnomes, les magiciens, les sirènes, les licornes... cohabitant au grand jour avec les humains. Ajoutez un soupçon de magie et d'ensorcellements en tous genres... Bienvenue dans le monde inventé par Pierre Pevel pour son roman, Les Enchantements d'Ambremer.

Ce roman est un conte, par son contexte, son décor, la nature de ses personnages, un conte qui nous enchante et nous plonge dès les premières lignes dans le merveilleux, la magie, la beauté. Mais son intrigue a tout d'un roman policier, et ne cesse d'étonner le lecteur. Car Pierre Pevel nous conte ici l'histoire d'un magicien, Griffont, enquêtant sur ce qui ne semble être qu'un trafic d'objets enchantés, mais qui va l'emporter dans un complot bien plus complexe, dangereux, magique et plein de rebondissements et de révélations inattendues. Le mélange des deux genres est parfaitement dosé et on vogue du merveilleux au suspense sans même s'en rendre compte. J'ai tout simplement adoré, à la fois ce monde enchanteur, ces personnages superbes, cette intrigue magique, tout !

Un magnifique roman que je recommande à tous les amateurs de surnaturel !


"A présent imaginez... Imaginez des nuées d'oiseaux multicolores nichés parmi les gargouilles de Notre-Dame; imaginez que, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée ; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square ; imaginez des saules rieurs qui s'esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets cachés sous les dolmens (...) Imaginez tout cela, et vous commencerez à vous faire une petite idée du Paris des Merveilles..."

"La vie est une tragédie dont il est permis de rire."

"- Bigre ! conclut le chêne. Que de mystères !... Un antiquaire malhonnête que l'on rend amnésique, un diplomate mondain assassiné, des Russes massacrés, des gargouilles sanguinaires. Quelle affiche !"
   

jeudi 7 novembre 2013

53 - La Cité des Anciens T3 et T4 - La Fureur du fleuve / La Décrue

Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Publié en : 2011

Robin Hobb fait partie de ces auteurs qui m'ont accompagnée au cours des années, que je prends toujours plaisir à (re)découvrir, et dont je ne me lasse jamais. Je sais lorsque j'ouvre l'un de ses ouvrages que je vais passer un bon moment, et ces deux tomes des Cités des Anciens ne dérogent pas à la règle.

Dans cet univers que l'auteur a créé pour ses sagas de L'Assassin Royal et des Aventuriers de la mer, cet univers qu'on connaît si bien qu'on s'y sent comme chez soi, nous suivons ici l'histoire initiée dans les deux précédents tomes de cette saga. Les dragons, après avoir difficilement éclos de leurs cocons, et survécu tant bien que mal grâce à l'aide forcée des humains, remontent le fleuve du Désert des Pluies, à la recherche de cette cité disparue qui hante leurs souvenirs : Kelsingra. Accompagnés de quelques gardiens rejetés par la société, de chasseurs qui doivent assurer leur subsistance, et de la vivenef Mataf, c'est un périple sans fin, dangereux, et au but incertain, qui nous est ici conté. 

Je n'en dis pas plus, de peur de gâcher le plaisir de ceux qui n'ont pas encore lu cette partie de l'histoire. Sachez seulement que, encore une fois, j'ai été enchantée de retrouver Alise, Thymara, Sintara et bien d'autres, de les voir évoluer et avancer dans leur quête de l'impossible, mais également dans leur quête d'eux-mêmes. Pour mon plus grand bonheur, il me reste heureusement encore quelques tomes à savourer avant de terminer Les Cités des Anciens !

"Et, si des hommes peuvent créer des règles, d'autres peuvent les changer ; nous pouvons les changer. Ce n'est pas parce que "ça a toujours été ainsi" que nous devons nous soumettre à la tradition ; nous pouvons nous en libérer si nous en avons le courage."

"Après tout, les humains n'étaient que des humains, avec un intellect limité par leur brève espérance de vie."

"Elle avait entendu parler de collines, et même de montagnes, et elle croyait s'en être fait une représentation exacte, mais voir le sol s'entasser sur lui-même pour escalader le ciel dépassait presque son entendement."

vendredi 7 décembre 2012

52 - Bilbo le hobbit

Auteur : J.R.R. Tolkien
Éditeur : Le livre de poche
Écrit en : 1937

Bilbo Baggins est un hobbit, et comme tous les hobbits il se complait dans sa vie tranquille et sans surprise, au fond de son luxueux trou plein de bonnes choses à manger et à boire et de bon tabac à fumer. Mais Bilbo Baggins a, du côté de sa mère, du sang de Took, ce hobbit étrange qui a vécu une vie pleine d'aventures en tous genres, qui a voyagé jusqu'aux endroits les plus lointains. Le jour où Gandalf arrive dans sa Colline à la recherche d'un hobbit aventureux pour une mission des plus périlleuses, c'est donc tout naturellement que son choix se porte sur le pauvre Bilbo. La ruse du vieux magicien aura raison du refus et des craintes du jeune hobbit, qui va se retrouver embarqué dans une histoire pleine de rebondissements, au côté de treize nains qui souhaitent récupérer leur royaume et leur trésor, dérobés il y a bien longtemps par un maléfique dragon, Smaug. Mais que peut donc faire un pauvre hobbit dans une telle histoire ? Bien plus que l'on ne peut l'imaginer...

Ce court roman de Tolkien est un véritable conte enchanteur. Il ne se dévore pas, non. Il se savoure. Chaque phrase, chaque mot apporte son lot de magie et d'aventures. Tolkien nous emmène à la découverte de ces terres que je ne connaissais qu'à travers le magistral Seigneur des Anneaux, et à la rencontre de personnages tout aussi étranges, comme Gollum par exemple, et son fameux anneaux maléfique qui rend invisible quiconque le passe à son doigt ; Elrond, ce roi des elfes si généreux et bienfaisant ; ou encore Beorn, cet homme-ours qui parle aux animaux...

Une histoire délicieuse, qui ravira autant les petits que les grands, à consommer sans modération.


"Ceci est le récit de la façon dont un Baggins eut une aventure et se trouva dire et faire les choses les plus inattendues."

"Rien ne vaut la recherche lorsqu'on veut trouver quelque chose."

"Que vos barbes ne se fassent jamais rares !"

  

lundi 9 juillet 2012

28 - Les Cités des Anciens T2 - Les Eaux acides

Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Écrit en : 2009

Ce 2e tome de cette série de Robin Hobb consacrée aux dragons nous plonge directement dans l'action mise en place tout au long du 1er tome. Les dragons, devenus de véritables parasites pour les habitants de Cassaric, se voient attribuer des gardiens, qui ont pour mission de les accompagner, les nourrir et les soigner tout au long du fleuve vers Kelsingra, une cité très ancienne que les dragons affectionnaient particulièrement et qu'ils ne demandent qu'à retrouver. Mais les années sont passées, et avec elles a eu lieu le déclin de leur espèce... Leurs souvenirs ne sont plus ce qu'ils étaient, et nul ne sait où se situe cette cité exactement, ni si elle existe encore. C'est donc dans un périple dangereux et on ne peut plus incertain que se lancent les protagonistes de l'histoire...

Encore une fois Robin Hobb nous plonge dans cet univers magnifique qu'elle a créé avec L'Assassin royal et Les Aventuriers de la mer. L'aventure est présente tout au long de ce tome, les personnages sont toujours aussi attachants, l'intrigue toujours aussi passionnante. Vivement le 3e tome !