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vendredi 18 novembre 2016

33 - La-Belle-est-venue

Auteur : Jacques Sadoul
Éditeur : J'ai Lu

La-Belle-est-venue est ma troisième incursion dans l’œuvre de Jacques Sadoul, après La mort du héros et Le ballet des sorcières, que j'avais beaucoup aimés. Nous sommes ici dans un genre très différent, mêlant questions métaphysiques, Égypte antique et fantastique. Et je me suis régalée.

Julien, la trentaine, chasseur de papillons, un peu sportif et amateur de femmes, est victime d'une crise cardiaque. À l'hôpital, son cœur s'arrête, et pendant quelques minutes, Julien est mort. Son corps en tous cas, car son esprit libéré survole la scène, en note tous les détails, avant de se retrouver dans un long tunnel puis face à un être de lumière débordant d'amour. Mais son heure n'est pas venue, et Julien doit réintégrer son corps, conscient d'avoir vécu quelque chose de très particulier, que dans le jargon on appelle NDE, Near Death Experience. À son réveil, son médecin l'oriente vers un psychiatre qui mène des recherches sur ce sujet, et qui lui propose, grâce à des séances d'hypnose et de relaxation, de revivre cette expérience. Mais au lieu de retrouver l'être de lumière, ce sont ses vies antérieures que Julien découvre à chaque séance, notamment celle de Gaëtan Duvernois, sa précédente incarnation, et celle de Méritré, une jeune Égyptienne ayant vécu au temps de Néfertiti, dont elle était une très proche amie...

J'ai tout simplement adoré cette histoire qui mêle habilement les récits de Julien et de Méritré, à la découverte des secrets de l'Égypte Antique et de la belle Néfertiti, dont on sait si peu de choses. Le récit est à deux voix, le style également, puisqu'on passe aisément d'un style moderne, rythmé, drôle lorsqu'on suit Julien à un style beaucoup plus littéraire, posé et poétique lorsqu'on en vient à Méritré. Comme dans Le ballet des sorcières, j'ai été ravie de découvrir un roman extrêmement bien documenté, et encore plus ici puisque l'Égypte Antique m'a passionnée pendant bien longtemps (depuis ma découverte du Dieu Fleuve, de Wilbur Smith, loin d'être une référence historique mais que j'ai lu et relu de nombreuses fois avec avidité). Mais on est loin du roman historique classique, et l'originalité de l'intrigue passe par le fait que l'histoire se construit autour de ces expériences sous hypnose avant de prendre vie dans notre réalité. L'auteur nous fait part de ses croyances, qu'on partage ou non, sur la dissociation de l'âme et du corps, et la réincarnation. Mais moi j'ai juste envie d'y croire. Ça m'amuse vraiment de partir du principe que tout ça est vrai, que le karma existe, que l'âme qui m'habite a vécu mille autres vies passionnantes, et j'aimerais bien aussi pouvoir "rencontrer" mes "moi" antérieurs ! Mais bon, je divague... 

Tout ce discours pour vous faire comprendre à quel point j'ai été fascinée et absorbée par ce roman, qui est réellement une très belle découverte. Merci à Ellane de me l'avoir mis entre les mains !




jeudi 20 octobre 2016

23 à 30 - Harry Potter

Auteur : J.K. Rowling
Éditeur : Gallimard Jeunesse


Et le tome 8 !


"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises."

En vue de la parution le 14 octobre du tome 8 d'Harry Potter, j'ai consacré ces dernières semaines à la relecture des 7 précédents tomes.

Alors tout d'abord quelques mots sur l'histoire originale. Je les ai lus comme tout le monde il y a 10-15 ans, lorsque la folie Harry Potter a enflammé les cœurs de millions de personnes. Et comme une grande majorité d'entre eux, j'ai adoré et je suis devenue fan du sorcier à lunettes bien sûr, mais surtout de l'univers magique et enchanté créé par J.K. Rowling (qui n'a jamais rêvé d'aller à Poudlard ???). Enfin bref, j'étais une grande fan, et j'avais un peu peur avant de me lancer dans cette relecture que tout ça n'ait pas vieilli avec moi, je craignais d'être déçue. Que nenni mes amis ! Dès le premier tome j'ai retrouvé mon âme d'enfant, les étoiles dans mes yeux, et cette avidité de continuer à lire encore et encore, quitte à ne pas dormir de la nuit et à être crevée le lendemain à l'école (oups, pardon, je voulais dire au boulot). J'ai adoré redécouvrir cette histoire, cet univers, d'ailleurs j'avais oublié pas mal de choses, et il y en d'autres que j'ai mieux comprises. Un régal ! Et comme rien n'a donc changé, même si pour moi les 7 tomes forment un tout, j'ai toujours cette même préférence pour Le prisonnier d'Azkaban, et pour les personnages de Sirius Black et Severus Rogue.

Le tome 8 à peine sorti, j'ai finalement pu découvrir ce qui se passe par la suite. En ce qui concerne l'histoire je ne dirai pas grand chose afin de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne l'ont pas encore lu, sachez juste que ce tome est dans la totale continuité du tome 7, puisque la première scène du premier acte est exactement la même que le dernier chapitre des Reliques de la mort. Et nous replongeons, encore une fois, avec délices dans cet univers toujours magique et merveilleux, dans une nouvelle histoire mettant en scène à la fois des personnages nouveaux et des personnages connus, que nous prenons plaisir à retrouver, avec toujours autant de rebondissements, de sortilèges, d'humour, de bons sentiments. J'ai tout simplement adoré, et pour moi ce n'est pas une suite, mais ce tome 8 s'intègre parfaitement dans le grand TOUT qu'est la saga Harry Potter.

Il y a pourtant un bémol, mais très léger, c'est le format pièce de théâtre. J'ai eu un peu de mal à m'y faire (surtout après un roman aussi dense que le tome 7), mais une fois entrée dans l'histoire tout va bien. C'était une expérience cependant un peu frustrante, car évidemment on entre moins en profondeur dans l'histoire, dans la psychologie des personnages, j'ai l'impression qu'au final on les connait moins. J'aurais aimé aller encore plus loin, en découvrir toujours plus sur le monde magique et ce que nos personnages favoris sont devenus. Mais bon, c'était vraiment histoire de mettre un bémol, hein ? Et je dois avouer que je suis assez perplexe également, et je manque certainement cruellement d'imagination, mais je ne vois pas du tout comment les metteurs en scène ont pu reproduire certains passages dans une pièce de théâtre ! Ou bien sont-ils un peu sorciers eux aussi... Dans tous les cas, j'espère sincèrement que la pièce viendra en France, afin de pouvoir la découvrir dans sa forme initiale.

En attendant de me replonger dans l'univers de J.K. Rowling avec Les animaux fantastiques le mois prochain au cinéma (une pentalogie, youpiiii !), je n'ai plus qu'à revoir les films, car j'ai vraiment du mal à me dire que pour l'instant j'en ai fini avec Harry...


"Méfait accompli."



mardi 18 octobre 2016

22 - Riquet à la Houppe

Auteur : Amélie Nothomb
Éditeur : Albin Michel

Revoici l'annuelle rentrée littéraire, avec son lot de romans tentant leur chance pour les prix littéraires de l'automne... J'ai beau être dans le milieu, cette course à la popularité ne m'attire pas tellement. Et pourtant, il faut avouer que chaque année je reviens à l'une des plus célèbres de nos auteures. Les romans d'Amélie Nothomb sont, à mon avis, de qualité très inégale, mais un aspect les réunit tous et me pousse vers eux chaque année : leur originalité. Ce cru 2016 se nomme Riquet à la Houppe, et on peut s'attendre avec un titre pareil à une revisite du conte éponyme de Charles Perrault, au même titre que son Barbe Bleue de 2012.

Je ne dirais rien de l'histoire de Riquet à la houppe. L'originalité de l'auteure est telle qu'une simple phrase en 4e suffit à piquer notre curiosité, et je ne souhaite pas gâcher le plaisir de la découverte à qui que ce soit. Ce que je peux dire, en revanche, est que j'ai été très agréablement surprise. J'ai beaucoup aimé cette histoire, sa morale, ses protagonistes. Et pour moi, Riquet à la Houppe est bien meilleur que les "Nothomb" de ces dernières années.

Alors ne vous laissez pas gagner par une lassitude très déplacée dans l’œuvre d'Amélie Nothomb, ce cru 2016 peut vous réserver bien des surprises, et j'espère en tous cas que vous passerez, comme moi, une bonne heure de plaisir littéraire.

Et pour finir, juste un mot pour préciser à quel point c'est agréable de rencontrer une femme aussi adorable, spontanée et généreuse, là où d'autres auteurs bien moins vendeurs ne le sont plus depuis bien longtemps...

jeudi 7 juillet 2016

17 - Le temps est assassin

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Les Presses de la Cité

J'ai eu la chance de gagner ce dernier titre en date de Michel Bussi, Le temps est assassin, à l'occasion d'un concours sur la page Facebook de l'auteur. Merci aux Presses de la Cité !

1989 : Clotilde Idrissi a 15 ans, les idées noires et des rêves plein la tête. Petite fille d'un homme craint et respecté de la presqu'île de la Revellata, elle a pour habitude de revenir tous les étés en vacances sur le lieu de rencontre de ses parents, avec son frère Nicolas, dans un camping jouxtant la maison de son Papé. Mais cet été n'est pas comme les autres, et le soir du 23 août tout bascule. Un accident lui enlève ses parents et son frère. Clotilde est la seule survivante.

2016 : Clotilde Idrissi a 42 ans, un mari Franck, et une fille ado, Valentine. Elle décide qu'il est enfin temps pour elle de revenir sur les traces de son passé, de revoir son Papé, sa presqu'île, d'expliquer à Valou sa jeunesse et ce qu'elle a vécu ici il y a 27 ans. Il est temps pour elle de faire son pèlerinage et son deuil. Mais Clotilde ne se doute pas une seule seconde qu'elle y croisera les fantôme de son adolescence...

Encore une fois Michel Bussi a œuvré avec talent pour nous offrir un roman plein de suspense et de surprises. Nous sommes au cœur des traditions corses, leurs secrets de famille, leurs mœurs. Mais également immergés dans ces paysages magnifique, la mer, le maquis, les odeurs entêtantes, le soleil... Le temps est assassin est à la fois un livre qui fait chaud au cœur, et un roman noir, un drame qu'on ne peut imaginer et qui va frapper de plein fouet les personnages.

Encore une fois Michel Bussi a réussi à me bluffer, certes pas de manière aussi flagrante que dans Nymphéas noirs, qui reste mon préféré, mais Le temps est assassin se rajoute sans peine à cette liste de plus en plus longue des romans que je recommande sans modération.

Encore une fois, monsieur Michel Bussi, vous m'avez montré que vous n'êtes pas à court de surprises et que, de roman en roman, j'ai raison de vous suivre et de vous attendre !


La beauté, c'est un secret. En parler, c'est la violer.
Pour moi, la Corse, c'est ça...
Il faut l'aimer et la laisser en paix.


L'amour, c'est le père Noël pour les grandes personnes. 

- Faut vivre, mademoiselle, avait dit un jeune flic en posant une couverture de survie argenté sur son dos. Faut vivre pour eux. Pour ne pas les oublier.
Elle l'avait regardé comme un con, comme un curé qui parle de paradis. Il avait raison pourtant. Même les pires souvenirs finissent par s'oublier, si on en empile d'autres par-dessus, beaucoup d'autres. Même ceux qui vous ont cisaillé le cœur, ceux qui vous ont rayé le cerveau, même les plus intimes. Surtout les plus intimes.
Parce que de ceux-là, les autres s'en foutent.  

 

jeudi 14 avril 2016

12 - Nymphéas noirs

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Presses de la Cité

Giverny, petit village de Normandie, fief du peintre impressionniste Claude Monet... C'est dans ce cadre pictural paradisiaque qu'une vieille femme découvre le cadavre d'un médecin. La victime était connu pour être un grand amateur d'art, rêvant de posséder un véritable Nymphéa, mais également collectionneur de femmes. L'inspecteur Laurenç, fraîchement nommé au commissariat de Vernon, est persuadé que l'assassin est le mari de cette magnifique institutrice aux yeux couleur nymphéas, alors que son acolyte préfère suivre la piste du trafic d'art et s'interroge sur le décès d'un enfant bien des années auparavant, dans des conditions semblables... Mais que dire de Fannette, cette fillette de 11 ans, qui peint avec tant de talent qu'elle a toutes ses chances de remporter le concours de la fondation Robinson ? Ou encore de cette vieille femme mystérieuse, qui se glisse telle une souris à chaque "tableau" de l'histoire, et qui prétend en connaître le fin mot ?

On m'avait annoncé que Nymphéas noirs était un ovni sur la planète romans policiers. Et, en effet, c'est un roman qu'on ne peut pas lâcher une fois ouvert, on y pense, on y repense, on veut savoir, on s'attache, on hypothétise... Et on découvre également l'univers de Monet et de l'impressionnisme... Un polar érudit passionnant, troublant, dont le suspense monte crescendo jusqu'aux derniers chapitres, menant à une fin que personne n'a pu imaginer. En tous cas pas moi, ça c'est sûr !

Nymphéas noirs est pour moi un roman magistral, de loin le meilleur Michel Bussi que j'ai lu jusqu'à présent. Lisez-le, que vous soyez ou non amateurs de peinture ou de polar, foncez ! Un gros coup de cœur !


Il n'existe aucune coïncidence dans toute cette série d'évènements. Rien n'est laissé au hasard dans cette affaire, bien au contraire. Chaque élément est à sa place, exactement, au juste moment. Chaque pièce de cet engrenage criminel a été savamment disposée et croyez-moi, je peux vous le jurer sur la tombe de mon mari, rien ne pourra l'arrêter. 

À tout prendre, pour être pleuré, mieux vaut crever jeune, en pleine gloire. Même si vous êtes le pire des salauds, pour être regretté, mieux vaut y passer le premier !  

Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure
Si je rêve c'est bien de ce qu'on m'interdit
Je plaiderai coupable Il me plaît d'avoir tort
Aux yeux de la raison le rêve est un bandit 
                                                                   Louis Aragon 

   

lundi 29 février 2016

08 - Le meurtre de la Saint-Valentin

Auteur : Tom Savage
Éditeur : Albin Michel

Ce roman de Tom Savage a été sélectionné pour la dernière session de Caro-Lire. Autant le dire tout de suite, ce n'est pas du tout le genre de roman qui m'attire en librairie. Publié en 1997, je m'attendais à une vieille histoire vaguement flippante, une vengeance amoureuse qui a mal vieilli. Et bien, figurez-vous que, contre toute attente, j'ai été plutôt séduite par Le meurtre de la Saint-Valentin.

Jill Talbot est une écrivaine de polars à succès, habitant un charmant appartement au cœur de Greenwich Village à New York, vivant une belle histoire d'amour avec Nate, un artiste passionné et follement amoureux d'elle, dont elle est enceinte. Mais ce bonheur se met à trembler peu à peu, lorsque Jill reçoit des lettres de menaces signées par un certain Valentin... Est-ce l’œuvre d'une personne qu'elle connait ou d'un fan dérangé ? Quoi qu'il en soit, Jill décide de ne pas se laisser abattre, prévient la police et engage un détective privé afin de faire la lumière sur toute cette affaire, avant le jour fatidique de la Saint-Valentin...

Le meurtre de la Saint-Valentin est un roman bien ficelé, qui se lit très facilement et très rapidement. D'autant plus rapidement que, sans être l'histoire du siècle, l'intrigue nous tient bien en haleine jusqu'à la fin, et il est difficile de reposer le livre une fois qu'on y plonge... Le mobile du meurtrier est dévoilée très tôt, mais malgré les nombreuses hypothèses plus ou moins justes que j'ai pu élaborer tout au long de la lecture, le mystère de son identité n'est finalement entièrement résolu qu'au dernier chapitre.

Alors oui, c'est une histoire qui a peut-être un peu vieilli, comparée aux polars à succès d'aujourd'hui, bien plus noirs et angoissants, mais ce roman de Tom Savage a tout pour nous faire passer un bon moment, et je remercie grandement mon club de lecture préféré pour sa découverte !


Et de trois, pensa-t-il. Trois d'abattues, il en reste encore une.
La voiture traversa la forêt et s'engagea sur un chemin de campagne pour rejoindre la route, roulant à vitesse modérée, paisible, pour éviter d'éveiller les soupçons. Au moment où elle se fondit dans la circulation, en direction de la ville, il chantonnait :
" My funny Valentine. "
Il pensa au dernier nom qui restait sur sa liste. Il cessa de chanter pour prononcer ce nom dans un souffle, à plusieurs reprises, puis ce souffle devint murmure, et le murmure un cri qui emplit la voiture, tinta dans ses oreilles, résonna à travers la nuit glaciale... 

mardi 23 février 2016

25 à 35 (2015) / 4 à 7 (2016) - Le trône de fer, du tome 2 au tome 15








Auteur :
Georges R. R. Martin

Éditeur : Pygmalion


Le trône de fer, ou plutôt Game of thrones, le titre original étant tellement plus adapté que sa traduction française, est l'un de mes gros coups de cœur de l'année dernière, et de ce début d'année. Déjà complètement fan de la série d'HBO, c'est à la suite de la diffusion de la saison 5 l'année dernière que j'ai souhaité redécouvrir l'histoire des Sept Royaumes au travers des ouvrages publiés par Pygmalion.

Je ne pense pas qu'il y ait encore beaucoup de monde qui ne connaisse pas Game of thrones, donc je ne reviens que brièvement sur le synopsis : un trône de fer et plusieurs grandes maisons qui se le disputent (les dragons Targaryens, les lions Lannister, les loups Stark, les cerfs Baratheon...), donnant lieu à d'innombrables complots, trahisons, amitiés et inimitiés... tout cela pendant que les morts se relèvent de l'autre côté du Mur, annonçant la venue de l'hiver.

Quand on se plonge dans Game of thrones, c'est une immersion complète, on est transporté dans cet univers créé par Georges R. R. Martin. Et c'est bien difficile d'en sortir. Les tomes s'enchaînent, on veut absolument connaître la suite, en savoir plus sur chaque personnage et leur destinée. Le découpage "1 chapitre / 1 personnage" est intelligent, mais il peut se passer des tomes entiers sans qu'on ne retrouve certains protagonistes, et au final je trouve ça bien frustrant également. 

Un régal de lecture, qui m'a transportée autant que la série, quoi que d'une manière toute différente puisque très vite chaque "support" prend son indépendance et les destinées suivent au final des chemins bien différents. Mais c'est également l'un des aspects que j'ai particulièrement aimés ici, d'apprécier autant l’œuvre littéraire et la série, deux versions que j'ai fini par voir bien distinctes l'une de l'autre, et tout aussi passionnantes.

Seul bémol pour la traduction française qui laisse beaucoup à désirer... C'est dans ces moments-là que je regrette de ne pas avoir un meilleur niveau me permettant une lecture fluide et aisée dans la langue de Shakespeare...

Un gros coup de cœur donc, à confirmer avec ce dernier tome que j'attends avec impatience... Et je supplie l'auteur de ne plus nous faire attendre trop longtemps pour découvrir enfin le dénouement de Game of thrones !


Lorsqu'on s'amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n'y a pas de moyen terme.

Voici que débute ma garde. 
Jusqu'à ma mort, je la monterai.
Je vivrai et mourrai à mon poste.
Je suis l'épée dans les ténèbres. 

Je suis le veilleur au rempart.
Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l'aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes humains.
Je voue mon existence et mon honneur à la Garde de nuit. 

Pour cette nuit-ci comme pour toutes les nuits à venir. 

On a beau marteler l'étain, si fort qu'on s'y prenne, on n'en fera jamais du fer, mais il n'en a pas moins son utilité.




vendredi 15 janvier 2016

01 - La Dame en blanc

Auteur : W. Wilkie Collins
Éditeur : Phébus

La dernière session de mon club de lecture m'a mis ce livre entre les mains. J'avais déjà entendu parler de W. Wilkie Collins, en grand bien, mais je n'avais jamais eu l'occasion de me plonger dans l'une de ses œuvres. J'attendais donc cette lecture avec impatience, et je n'ai pas du tout été déçue.

Parlons de l'histoire déjà. Le narrateur principal est Walter Hartright, un jeune dessinateur. Alors qu'il profitait de sa dernière soirée à Londres avant son départ pour Limmeridge House, où il doit enseigner son art à deux jeunes demoiselles de la haute société, Laura et Marian, Walter rencontre une jeune femme tout de blanc vêtue, fragile et apeurée, qui, par une grande coïncidence, se met à lui parler de Limmeridge House et de ses habitants. En vrai gentleman, Walter aide la jeune femme à regagner Londres en sécurité, car celle ci semble suivie, puis rentre chez lui et part comme convenu vers sa prochaine destination. Mais la dame en blanc reste bien présente dans son esprit, et Walter est bien décidé à faire toute la lumière à son sujet...

Malgré un début peu racoleur, dans lequel je trouve que l'intrigue est un peu longue à se mettre en place, c'est au final un vaste roman que nous offre là monsieur W. Wilkie Collins. À la fois histoire d'amour, d'amitié, intrigue familiale et politique, et portrait de la société anglaise du XIXe siècle, La dame en blanc a tout d'un grand roman haletant et plein de suspense, qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. L'histoire est racontée par ses différents protagonistes, qui nous relatent chacun à leur tour les événements les concernant, ce qui pousse le lecteur à découvrir petit à petit les différents tenants et aboutissants de cette histoire, qui est loin d'être simple. Et je peux vous dire que, même si on assemble assez facilement toutes les pièces de ce puzzle, il manquera toujours un petit détail qui fera toute la lumière sur cette affaire. Suspense garanti !

Beaucoup disent de monsieur W. Wilkie Collins qu'il est le précurseur du thriller, et cette lecture, pourtant bien loin d'un thriller d'aujourd'hui, m'a totalement convaincue de cette affirmation. Un roman à découvrir absolument.


Là, derrière moi, au milieu de la route déserte qui se détachait plus claire dans la nuit, se tenais une femme sortie de terre comme par miracle ou bien tombée du ciel. Elle était tout de blanc vêtue et, le visage tendu vers moi d'un air interrogateur et anxieux, elle me montrait de la main la direction de Londres. J'étais bien trop surpris de cette soudaine et étrange apparition pour songer à lui demander ce qu'elle désirait.

Le plus grand criminel est capable de beaux sentiments.  

Le crime d'un imbécile est celui que l’on découvre. Celui d’un homme intelligent ne se découvre jamais.


mardi 22 décembre 2015

25 - La légende de Hawkmoon - Intégrale 1

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket

C'est un nouveau Masse Critique qui m'a offert cette lecture, et encore une fois c'est une très belle découverte. Je ne remercierai jamais assez Babelio et les éditeurs partenaires (ici Pocket) pour ces opérations qui font la joie des lecteurs.

Suite au Tragique Millénaire, le monde et la civilisation sont retournés à un âge moyenâgeux. Le comte Airain dirige un petit état en France, que l'on appelle la Kamarg, et s'emploie tant bien que mal à repousser les assauts de la Granbretanne, qui a lancé une conquête cruelle et dévastatrice de l'Europe. Dorian Hawkmoon, duc de Köln en Germanie, a été fait prisonnier par le Baron Meliadus, qui le contraint à se rendre en Kamarg afin d'enlever Yisselda, la fille du comte Airain, et ainsi forcer ce dernier à plier genou devant l'ennemi...

J'ai découvert Michael Moorcock il n'y a pas si longtemps, avec les premiers tomes du cycle d'Elric, que j'avais dévorés. On m'avait bien annoncé la qualité des autres écrits de l'auteur, et j'attendais avec impatience de recevoir le premier tome de l'intégrale de La légende de Hawkmoon. Et j'ai tout simplement a-do-ré ! J'ai retrouvé ici, dans une histoire toute différente, les éléments que j'avais tant appréciés en lisant Elric : une intrigue originale, un univers passionnant, magique et envoûtant, des personnages réellement attachants, charismatiques, et surtout cette impression, à chaque fois que j'ouvre le livre et que je me replonge dans l'histoire, d'être dans un conte, dans un rêve, qui me porte bien loin de ma réalité. Et ça fait un bien fou.

La légende de Hawkmoon est un vrai coup de cœur, c'est le genre de livre qui rend heureux, et j'en redemande ! Je n'ai pas pu trouver d'infos sur la sortie du 2e tome de l'intégrale, mais je me jetterai dessus dès qu'il sera en rayon, ça, c'est sûr ! En attendant, j'assouvirai mon impatience à découvrir le 2e cycle, Les chroniques du comte Airain, avec les anciennes éditions... ^_^



Il est écrit: "Celui qui prête serment sur le Bâton Runique imprime à sa destinée un tournant irrévocable. Que le sort lui soit contraire ou favorable, il devra subir la loi inflexible qu'il aura lui-même contribué à forger."

Les barons de Granbretanne s'étaient rendus maîtres de tout le continent; guerriers féroces et habiles stratèges, ils montraient dans les combats un grand mépris pour leur propre vie. L'âme corrompue et l'esprit enfiévré, ils haïssaient tout ce qui, autour d'eux avait échappé à la décadence... Un sourire gourmand aux lèvres, ils assistaient en ce moment à l'embrasement final de la dernière cité d'Europe. L'origine de cette ville se perdait dans la nuit des temps. On l'appelait Athéna. 

Le mistral était ce vent sauvage et glacé, qui soufflait sur la Kamarg pendant des mois et des mois, hurlant son lamento farouche jusqu'au printemps. Le comte aimait à chevaucher lorsque le mistral se levait. Il exposait son visage à la tourmente, jusqu'à ce que la peau couleur de bronze prenne une teinte écarlate. 

 

mercredi 16 septembre 2015

19 - Qui a peur de la mort ?

Auteur : Nnedi Okorafor
Éditeur : Eclipse

Cela fait déjà un moment que ce livre me fait de l’œil, et son succès m'a fait sagement attendre mon tour à la bibliothèque. Lorsque j'ai enfin pu en lire les premières lignes, j'ai difficilement pu le refermer jusqu'à la dernière...

Onyesonwu, dont le nom signifie littéralement Qui a peur de la mort ?, est une ewu, c'est-à-dire née du viol d'une femme Okeke par un homme Nuru. Dans cette Afrique post-apocalyptique, être ewu est une malédiction. Rejetée par les Okeke aussi bien que par les Nurus, Onye, guidée par la colère et le désir de vengeance envers son père et envers les cruautés subies par le peuple Okeke, va au devant de sa destinée, étant tout à fait consciente que sa route est semée d'embûches et que seule la mort l'attend au bout du chemin. Heureusement elle pourra compter sur ses amies, qui ont su passer outre sa nature d'ewu et comprendre son combat, et sur son compagnon, un ewu comme elle.

Qui a peur de la mort ? nous confronte aux traditions africaines les plus secrètes, les plus cruelles, comme l'esclavage, l'excision, le viol, la place des femmes au sein de la société... Mais nous sommes également plongés au cœur des croyances, de la religion, de la magie, du folklore africain. Ce mélange de réel et de fantastique en fait un roman tout à fait prenant, à la fois documentaire et quête initiatique, même si le lecteur lambda (donc moi) est bien incapable de savoir à quel point les faits sont inspirés des réalités de ces pays d'Afrique dont on sait si peu de choses. Et pour ne rien gâcher, l'écriture est belle, fluide, et facile...

J'ai adoré ce livre, malgré quelques longueurs dont on aurait bien pu se passer, et je le recommande chaudement.


Nous restâmes là, à nous regarder, un instant.
- Tu as des yeux de tigre, dit-il. Et ces animaux se sont éteints voilà des décennies.
- Vous avez des yeux de vieillard, rétorquais-je. Et les vieillards n'en ont plus pour longtemps. 

Selon une ancienne loi, le premier fils né hors mariage du chef devait remplacer son père. Le père du chef avait contourné cette règle en se mariant avec toutes les femmes avec qui il avait des relations. À sa mort, il avait plus de 300 épouses.

  

lundi 15 juin 2015

14 - Ne lâche pas ma main

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Les Presses de la Cité
Publié en : 2014

J'ai eu la chance il y a peu de rencontrer Michel Bussi dans les locaux de Babelio, et j'ai découvert à cette occasion qu'il avait écrit Ne lâche pas ma main lors de vacances à la Réunion, utilisant l'île comme cadre de son histoire. Étant réunionnaise, il ne m'en a pas fallu plus pour me donner envie de découvrir ce thriller tropical.
 
Martial, sa femme Liane et leur fille Sofa sont en vacances à l'hôtel Alamanda, à Saint-Gilles. Lors d'un après-midi au bord de la piscine, Liane remonte dans sa chambre. Une heure plus tard, Martial, inquiet, la rejoint, et trouve une chambre déserte, vidée des affaires de sa femme, et une moquette tâchée de sang... Liane a disparu.
 
Ne lâche pas ma main est le 3e roman de Michel Bussi que je découvre, et encore une fois je me suis laissée prendre au jeu de ces intrigues très bien ficelées et pleines de suspense. De nombreux indices sont parsemés tout au long de l'histoire, et c'est vraiment amusant d'essayer de recoller tous les morceaux afin de démêler ce sac de nœuds. Mais Michel Bussi sait y faire, laissant juste ce qu'il faut d'indices pour titiller notre cerveau, mais pas assez pour qu'on ne puisse pas se priver du plaisir de la grande révélation finale. J'ai beaucoup apprécié certains personnages, comme Imelda par exemple, ou encore Christos. Ce que j'ai un peu moins aimé, principalement au début, c'est la vision que l'auteur nous propose de la Réunion. Mais il est vrai que j'ai quitté l'île il y a plus de 10 ans, et que les choses et les mentalités changent beaucoup avec le temps. Je ne me suis donc pas arrêtée là dessus, et j'ai été bien contente de retrouver les paysages, les lieux de cette île que j'aime tant dans la suite de l'intrigue.
 
Encore un roman de Michel Bussi qui m'a fait passer un bon moment, je poursuivrai bien évidemment bientôt ma découverte de son œuvre.
 
 
— Tu sais comment je fais, moi, pour pas la perdre, ma femme ?
Imelda ne répond pas. Elle tire sur les draps avec énergie et dégage la marmaille.
— Comme pour pas perdre mes clés, en fait.
Toujours pas de réponse. Imelda se baisse pour ramasser les coussins éparpillés dans la chambre.
— Je fais des doubles !
Christos sort de la pièce en éclatant de rire, juste avant de se prendre trois coussins dans la gueule.
 
Je voudrais pas te faire de peine, Aja, mais si j’accroche ces X-Men à une voile et que je les lâche dans les alizés, ils vont se retrouver au milieu du Dolomieu, grillés comme des moustiques sur un halogène.
 
Comme tu veux, papa.
Si tu crois que la police est plus efficace que les fées contre les sorcières.
 
 

lundi 8 juin 2015

13 - La nuit des temps

Auteur : René Barjavel
Éditeur : Pocket
Publié en : 2005

Au cours d'une expédition au pôle Sud, des scientifiques français découvrent un étrange signal provenant de la glace qu'ils sont en train de sonder. Mieux encore, leur appareil révèle la présence de ruines, qui pourraient dater d'il y a 900 000 ans, le signal provenant du cœur de ces ruines. Il ne leur en faut pas plus pour comprendre qu'il sont à l'aube de découvertes cruciales qui remettraient en cause toute l'histoire de l'Humanité.

Wouaouh.
C'est le seul mot qui me vient à l'esprit après avoir lu ce roman. Un petit bijou de beauté et d'originalité. On m'avait vanté cette histoire comme étant la plus belle histoire d'amour de la science-fiction, je trouve que ce n'est pas encore assez pour décrire le lien qui unit Eléa et Païkan. Mais La nuit des temps ne se résume pas du tout à une histoire d'amour, aussi belle soit elle. C'est également l'histoire d'une civilisation merveilleuse, intelligente, très avancée techniquement, mais qui s'est laissé déborder par sa technologie à tel point qu'elle est sur le point de se détruire elle-même. C'est l'histoire de scientifiques passionnés qui s'unissent malgré les différences politiques de leurs pays respectifs afin de comprendre des concepts et technologies qui pourraient résoudre les maux de notre monde, tels que la famine, la maladie, la pauvreté. La nuit des temps est une épopée entre présent et passé futuriste, une quête de la vérité, la révélation de l'amour le plus pur et parfait qui puisse exister. Et il y avait bien longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant émue...

Un véritable coup de cœur, et un véritable coup au cœur. À lire et relire sans modération !


On n’avait jamais vu d’yeux aussi grands, d’un bleu aussi profond. Ils avaient un peu pâli, ils n’étaient plus du bleu de fond de la nuit, mais du bleu d’après le crépuscule, du côté d’où la nuit vient, après la tempête, quand le grand vent a lavé le ciel avec les vagues. Et des poissons d’or y sont restés accrochés.

Devant l’énormité de l’enjeu, personne, bien que ne doutant de personne, n’osait faire confiance à personne – pas même à soi.
- Coban sait... Pensez-vous que cet homme représente un danger pour l’humanité, ou pensez-vous au contraire qu’il va lui apporter la possibilité de faire de la Terre un nouvel Eden ?
- Moi, l’Eden, hein... on n’y a pas été !... On sait pas si c’était tellement formidable !


mercredi 3 juin 2015

12 - Maman a tort

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Les Presses de la Cité
Publié en : 2015

Marianne Augresse, commandante au commissariat du Havre, patine sur l'enquête du casse de Deauville, qui a causé la mort de 2 des malfaiteurs, la fuite d'un 3e, Timo Soler, blessé, et le soupçon d'un 4e complice, le dangereux Alexis Zerda. Proche de la quarantaine, Marianne est pourtant obsédée par une chose, devenir mère. C'est très certainement cette sensibilité sur les enfants qui va l'amener à croire ce psychologue scolaire, Vasile, venu lui faire part d'un cas étrange : Malone lui a raconté qu'avant il avait un autre nom, qu'il vivait près de la mer et d'un château à 4 tours, il se souvient d'un bateau pirates, d'une forêt d'ogres, et surtout... Malone lui a avoué, du haut de ses 3 ans, que sa mère n'est pas sa mère. Et il semblerait que ce soit son doudou, une sorte de rat bizarre nommé Gouti, qui lui raconte tous les soirs des histoires pour l'aider à se souvenir de sa vraie maman...

Maman a tort est mon second livre de Michel Bussi, et contrairement à N'oublie jamais, pour lequel je suis assez mitigée, celui-ci m'a beaucoup plu. Les personnages tout d'abord, que j'ai trouvé très réels, surtout Marianne (et Malone, bien entendu, comment ne pas s'attacher à ce petit bout de chou ?). L'histoire ensuite, que j'ai trouvé très bien construite, avec des rebondissements là où il faut. Et même si j'avais un peu deviné un des points clés dès la moitié du livre, je me suis laissée porter sans peine par le récit jusqu'au bout, avide d'en connaître tous les tenants et aboutissants. La fin n'est pas tout à fait à la hauteur du livre, mais bon, ça passe quand même.

Merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour cette opération spéciale Michel Bussi, j'ai hâte de le rencontrer demain et d'écouter ce qu'il a à nous dire sur ce roman bien sûr, et sur son œuvre dans son ensemble !

Ce psy avait des yeux étoilés à vous persuader qu'il existe une vie sur Mars, à vous convaincre de monter à deux dans une fusée pour aller la repeupler. 

Tout se joue dans les premières années de notre existence. Tout est gravé à jamais! Mais par contre, du point de vue strict de la mémoire directe des faits... rien! C'est assez stupéfiant comme paradoxe, non? Notre vie est guidée par des évènements, des actes de violence ou des marques d'amour dont nous n'avons aucune preuve. Une boite noire à laquelle nous n'aurons jamais accès.

Tu vois, Gouti, les vrais trésors ne sont pas ceux qu'on cherche toute sa vie, ils sont cachés près de nous depuis toujours. Si on les plante un jour, si on les cultive et on les arrose tous les soirs, en oubliant même pourquoi à la fin, ils fleuriront un beau matin alors qu'on ne les espérait plus.

vendredi 1 mai 2015

10 - La Mort du Disque-Monde 1/3 - Mortimer

Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : L'Atalante
Publié en : octobre 2011 (pour cette édition)

Ce recueil de Terry Pratchett regroupe trois tomes des Annales du Disque-Monde, mettant en scène le célèbre personnage de la Mort : Mortimer, Le faucheur  et Accros du roc. Je viens tout juste de terminer le premier, et malgré la folle envie que j'ai de poursuivre, j'ai des petites "urgences" à lire avant de m'attaquer au Faucheur. Je ne vous parle donc dans un premier temps que des aventures de Mortimer, alias Morty, un jeune garçon bien maladroit dont personne ne veut s'empêtrer et qui finit par se faire embaucher comme apprenti par... la Mort.
 
Mais voilà, il se trouve que la Mort n'a qu'une envie : prendre du bon temps, se poser, se changer les idées. Il (car oui, la Mort est un "il") laisse donc les rênes de son travail à Morty, encore bien peu au fait des conséquences de ses actes...
 
Comme pour beaucoup de lecteurs, la Mort est l'un de mes personnages préférés du Disque-Monde. Et pourtant je ne l'avais pas encore beaucoup croisé dans les quelques aventures de Terry Pratchett que j'ai lues. Il se trouve que c'est juste l'un des personnages les plus drôles, originaux et fascinants de cet univers rocambolesque. Mortimer nous en apprend plus sur la Mort, sur son travail au quotidien, sur sa solitude, sur sa "vie". J'ai beaucoup aimé, j'ai beaucoup rigolé, mais j'ai été quand même un peu déçue par la fin, que j'ai trouvée plutôt bâclée, en tous cas trop rapide.
 
J'ai tout de même hâte de me plonger dans Le faucheur, et c'est pour très bientôt ! ^_^


- Mais vous êtes la Mort. Votre travail, c’est de tuer les gens !
- MOI ? TUER ? fit la Mort, visiblement offensé. CERTAINEMENT PAS. LES GENS SE FONT TUER, MAIS ÇA, C’EST LEUR AFFAIRE. MOI, JE NE PRENDS LE RELAIS QU’À CE MOMENT-LÀ. APRÈS TOUT, CE SERAIT UN MONDE SACRÉMENT IMBÉCILE SI LES GENS SE FAISAIENT TUER SANS MOURIR, NON ?


 

mardi 24 mars 2015

07 - Rebecca

Auteur : Daphné du Maurier
Éditeur : Albin Michel
Publié en : 2015 (pour la nouvelle traduction)

J'étais encore au lycée lorsque j'ai lu pour la première fois Rebecca. Malgré les années qui ont passé, j'en avais gardé le souvenir d'un roman angoissant et génial, qui m'avait vraiment captivée à l'époque. J'ai donc profité de la nouvelle traduction qui vient de sortir en librairie pour redécouvrir ce classique de la littérature anglaise. D'ailleurs la jaquette de cette nouvelle édition particulièrement réussie, et bien représentative de l'atmosphère de cette histoire...

Dans Rebecca, nous suivons une narratrice jeune et naïve, ni particulièrement belle, ni particulièrement intelligente, sans perspective d'avenir, qui rencontre lors d'un voyage un riche anglais, Maximilien de Winter, bien plus âgé qu'elle, et veuf depuis peu. Ces deux protagonistes vont tomber amoureux, se marier, et l'histoire commence réellement lorsque Max ramène sa jeune épouse dans sa célèbre et magnifique propriété de Manderley, encore très fortement hantée par la présence de la première Madame de Winter, Rebecca... 

Le suspense psychologique est la spécialité de Daphné du Maurier, et Rebecca en est l'un des meilleurs représentants. Le tour de force est bien entendu de faire d'une personne décédée son personnage principal, qu'on ne voit donc jamais, mais qui envahit tout le récit de sa présente pesante, angoissante et mystérieuse. Et c'est cette atmosphère qui nous tient en haleine tout au long de l'histoire. On veut savoir, on se doute, on émet des hypothèses, jusqu'à ce que la vérité éclate au grand jour et nous permette enfin de lâcher prise et de refermer le livre. J'ai adoré également la propriété de Manderley, sa maison, ses jardins, sa crique en bord de mer, et ses habitants. On ne peut qu'éprouver de la fascination pour ce domaine, on ne peut que l'aimer et rêver d'y aller un jour, d'en savourer chaque décor, chaque odeur, chaque couleur si bien décrits par l'auteur...

Rebecca est (malheureusement) le seul roman de Daphné du Maurier que j'ai lu, et je compte bien prendre le temps d'y remédier. L'univers et la plume de cette écrivaine semblent si riches et fascinants, je ne peux pas risquer de passer à côté d'autres chefs-d'œuvre ! 


- Si seulement on pouvait inventer quelque chose, dis-je vivement, qui conserve un souvenir dans un flacon, comme un parfum, et qui ne s'évapore, ne s'affadisse jamais. Quand on en aurait envie, on pourrait déboucher le flacon et on revivrait l'instant passé. 

Je me demandais combien il pouvait y avoir de gens dans le monde souffrant et continuant de souffrir parce qu'ils ne parvenaient pas à briser leur filet de timidité et de réserve, et qui dans leur aveugle folie construisaient devant eux un grand mur qui cachait la vérité. 

C'était Manderley, notre Manderley secret et silencieux comme toujours avec ses pierres grises luisant au clair de lune de mon rêve, les petits carreaux des fenêtres reflétant les pelouses vertes et la terrasse. Le temps n'avait pas pu détruire la parfaite symétrie de cette architecture, ni sa situation qui était celle d'un bijou au creux d'une paume.

mardi 3 mars 2015

05 - Éternité, l'intégrale de la trilogie

Auteur : Magali Ségura
Éditeur : Bragelonne
Publié en : 2014

Terre de Sel est un pays gouverné par l'Acier et la Magie, qui assurent son équilibre. L'Acier étant représenté par de puissants guerriers, et la Magie par des sorciers, les Majeurs, et leurs esclaves, les Mineurs. Une sorcière Mineure, Naslie, se voit confier par les dieux la graine d'Éternité, et la jeune femme décide d'en faire don à sa terre, ce qui est loin de plaire à l'Ancien, un sorcier Majeur auquel elle a ainsi désobéi... Contrairement à l'ordre établi, Naslie survit à cette épopée, et c'est un grand guerrier de l'Acier, Yshem, qui se charge de la mettre en lieu sûr, la protège pendant quelques mois, avant de repartir à la rencontre de son destin... sans savoir que Naslie attend leur enfant.

Cette nouvelle trilogie de Magali Ségura commence presque 9 ans après l'épopée de la graine d'Éternité...  9 ans pendant lesquels la Mineure et son fils, Jelis, ont fui sans arrêt, se sont cachés de village en village, craignant les foudres de l'Ancien. Jelis ignore tout de son père. Il ne sait même pas qu'il est le fruit de l'union de l'Acier et de la Magie, devenant ainsi une menace pour l'équilibre de son monde...

L'histoire d'Éternité est complexe et difficile à aborder simplement en quelques mots. Tout ce que je peux vous conseiller, si vous souhaitez en savoir plus, c'est de vous plonger dans cet univers, de découvrir ses personnages, comme je viens de le faire. Car l'expérience est magique et mérite qu'on s'y arrête. J'étais déjà tombée amoureuse de l'écriture de Magali Ségura en lisant Leïlan. J'ai retrouvé dans Éternité tout ce que j'avais aimé à l'époque, une écriture simple et sensible, très féminine, qui nous fait vivre pleinement les sentiments des protagonistes. Les personnages débordent d'humanité, et par là même de crédibilité. L'histoire en elle-même commence comme tout roman de Fantasy, au premier abord rien d'original, mais elle évolue rapidement vers une épopée plus sombre, plus dure et cruelle, d'une noirceur à laquelle on ne s'attend pas forcément de la part de Magali Ségura quand on a lu Leïlan.

J'ai adoré, j'ai été complètement envoûtée par cette nouvelle trilogie et je ne peux que vous recommander de vous y plonger à votre tour, vous ne le regretterez pas.


Quand il parlera aux dieux, il...Il faudra qu'il leur donne quelque chose pour les remercier du don qu'ils lui accordent. Il pourra leur offrir sa richesse, sa jeunesse, sa loyauté... Plus son sacrifice sera grand, plus il sera puissant. C'est de là que viennent la cupidité et les ambitions de tous les sorciers.

De tout temps à jamais, mourir après son enfant restera absurde et inconcevable.  

- Tu sais pourquoi on pense qu'ils sont plusieurs, les dieux ?
- Non, répondit Jelis.
- Parce qu'on n'arrive pas à les comprendre s'ils sont une seule et même personne. Mais si tu imagines qu'ils sont plusieurs, alors tout devient plus cohérent. Ils ne sont pas d'accord entre eux.
- C'est ça ton explication.
- Si tu en as une meilleure, je t'en prie, sans rancune, monte une nouvelle religion ! 

jeudi 5 février 2015

03 - Passent les heures

Auteur : Justin Gakuto Go
Éditeur : Les Escales
Publié en : 2014

Tristan est un jeune Américain tout juste diplômé lorsqu'il reçoit un curieux courrier d'un prestigieux cabinet d'avocats à Londres, lui demandant de les contacter de toute urgence. Il découvre ainsi qu'au début du siècle, un certain Ashley, jeune homme féru d'escalade, ayant participé à la Grande Guerre et extrêmement fortuné, a vécu une histoire d'amour avec Imogen, qui était la sœur de son arrière grand-mère, Eleanor. Lorsqu'Ashley meurt, il lègue la plus grande partie de sa fortune à Imogen et à tout descendant direct. Sauf qu'Imogen disparait, et que personne ne vient réclamer cet héritage, bloqué pendant 80 ans dans un trust aux conditions très compliquées. Les avocats ont fini par découvrir que la grand-mère de Tristan serait peut-être la fille illégitime et cachée d'Imogen et Ashley, faisant de lui le dernier descendant direct encore vivant. Le seul hic, c'est qu'il n'y a aucune preuve, et que les avocats sont contraints par les clauses du contrat à ne mener aucune enquête, à n'engager personne, à n'en parler à personne. Et pour couronner le tout, il ne reste que 2 mois à peine à Tristan pour recoller les morceaux de ce puzzle familial, car les 80 ans arrivent à leur terme...

C'est donc une course contre la montre que nous propose ici Justin Gakuto Go, pendant laquelle on suit Tristan dans ses recherches sur ses origines et le passé de ses ancêtres. Mais cette trame principale est également un prétexte à d'autres histoire, celle d'un amour impossible, certes, mais également un récit plutôt bien documenté sur la Grande Guerre, et enfin un voyage à travers le monde aux côtés des différents protagonistes, qui va nous mener jusqu'au sommet de l'Everest, où Ashley a trouvé la mort. Les pages se tournent toutes seules, et j'aime cette attente entre deux séances de lecture, qui prouve bien à elle seule que le livre nous captive...

Il s'agit certes d'un premier roman, avec des imperfections, des longueurs, un rythme un peu saccadé, mais que j'ai pourtant trouvé très prometteur. Les récits de la guerre notamment m'ont passionnée, ils sont documentés sans être pédagogiques et on est très facilement transporté à chaque époque, dans chaque lieu, aux côtés d'Imogen, d'Ashley et de Tristan. La fin se tient bien, on s'y attend un peu en se demandant comment l'auteur va nous y amener, et il le fait tout en douceur, chose que j'ai beaucoup appréciée.

Une très belle découverte donc, et un auteur que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt.


- Vous m'excuserez, mais vous ne paraissez pas très belliqueux pour un soldat. J'ai toujours imaginé qu'un militaire a des idées arrêtées sur tout.
- Un homme qui réfléchit ne peut nourrir aucune certitude sur rien. Encore moins sur les choses compliquées. Et la guerre est fichtrement compliquée.


Avant d'avoir été au front, Ashley avait souvent songé au destin de ces êtres dont la naissance est désirée, qui sont nourris, lavés et embrassés par des mères aimantes ; éduqués avec soin par des enseignants, soignés par des médecins et caressés par des femmes amoureuses, jusqu'au jour où des hommes qui n'ont aucune raison de les haïr leur arrachent tendon après tendon. C'était absurde, de quelque côté que ce soit. 

- Il pue la pisse, non ? Une vraie infection.
- Il y a des odeurs encore pires. Un peu de pisse, ça désinfecte mieux une tranchée qu'une savonnette. Je dis que c'est l'eau de Cologne de la Somme.
- N'empêche, il pue la pisse.

  

vendredi 23 janvier 2015

02 - Joujou

Auteur : Eve de Castro
Éditeur : Robert Laffont
Publié en :2014

Joseph Boruwlaski est le fils d'un comte et d'une comtesse polonais. Il a à peine 9 ans lorsque son père se suicide, laissant sa mère et leurs enfants dans une misère telle qu'elle se voit contrainte de laisser cet enfant qu'elle aime tant à une riche starostine, qui promet de prendre soin de lui. Car Joseph n'est pas un enfant ordinaire, c'est un Lilliputien. Pas un nain, non, car malgré sa petite taille, son corps a conservé des proportions tout à fait normales et harmonieuses. Neuf ans, c'est tôt pour quitter une mère qu'on aime tant... et pour découvrir la cruauté de la vie. Car la starostine n'a d'autre idée en tête que d'en faire son attraction principale, un monstre de foire qu'elle renomme "affectueusement" Joujou, et le traite comme le jouet qu'elle pense qu'il est...

Préambule où nous parlerons d'une malédiction, des plombs de l'horloge, 
d'une famille aux abois et d'une fausse fée polonaise

Ainsi se nomme le premier chapitre de Joujou, donnant tout de suite au lecteur le ton de l'histoire... Car même si le fond de l'intrigue est hautement cruel, et que les expériences et humiliations que Joseph devra surmonter tout au long de sa vie sont innommables, Eve de Castro nous raconte tout ça comme un conte, avec un détachement qui nous permet d'apprécier l'histoire sans en être véritablement touché. On peut ainsi lire sans peine la vie telle que Joseph la vit, à la découverte de lui-même, de son esprit avide de connaissances, de musique et de découvertes en tous genres, de son corps avide d'expériences que tout jeune homme normal a envie de connaître, de son cœur sensible comme tout un chacun à la maladie d'amour et au besoin de reconnaissance pour l'homme qu'il est et non la distraction qu'il peut apporter...

Ce livre m'intriguait par son sujet, et avec du recul je pense qu'un récit classique m'aurait vite lassée. Mais l'histoire telle que la raconte Eve de Castro a su me tenir sans peine de la première à la dernière page, et j'ai au final passé un très bon moment de lecture. Écrit comme un conte, j'ai fini par me persuader que c'en était un, mais dans ses remerciements l'auteur nous apprend que Joseph Boruwlaski, le célèbre nain polonais, a réellement existé. Quelle est la part de fiction et de réalité dans ce récit ? Je l'ignore, mais tout ce qui est écrit dans cet article de Wikipedia se retrouve dans ce roman, qui m'apparait à présent sous un jour tout nouveau... Joseph est mort à 97 ans, mesurant 99 cm, après une vie dans laquelle il a côtoyé tellement de passions, d'humiliations et de misère qu'on ne peut que l'admirer d'avoir vécu aussi longtemps.

Merci à La Griffe Noire de m'avoir donné l'envie de découvrir ce curieux personnage, et merci à mon cher et tendre pour ce merveilleux cadeau d'anniversaire.

Il s'empourpre jusqu'à la perruque. Voilà des années qu'il n'a rougi ainsi. Les flammes ne sont donc pas réservées à l'enfer, on peut aussi brûler devant la porte du paradis. La demoiselle est juste de l'autre côté. Comment pousse-t-on cette porte-là ?

- Votre Joujou, comtesse, a atteint ses quarante ans. Pour les gens de sa sorte, c'est un grand âge. Si vous tardez à le marier, il mourra sans descendance. Que diriez-vous de lui donner une épouse de son format et d'un beau noir luisant ? La demoiselle à laquelle je pense est nubile, véritablement exotique, et quand on la menace du fouet elle fait tout ce qu'on veut. Le produit de cette union serait une nouveauté absolue, un progrès inestimable pour l'agrément et pour la science. N'est-ce pas là une belle et bonne idée ?

 

mercredi 19 novembre 2014

44 - Le Cycle d'Elric T4 - Elric le nécromancien

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket
Publié en : 2006

Suite à la découverte des trois premiers tomes du Cycle d'Elric, il ne m'a pas fallu bien longtemps pour me replonger dans les aventure de l'empereur albinos avec Elric le nécromancien.

Les aventures se succèdent à une allure frénétique dans ce 4e tome. Elric va enfin avoir sa vengeance contre son cousin, mais pour cela il subira une perte immense. C'est plein d'amertume, de chagrin et de désespoir, que l'empereur maudit partira à la recherche d'une unique vérité : quel est le sens de sa vie ? Comme dans les tomes précédents, il vivra ainsi des aventures, certes un peu moins fantastiques, mais tout aussi intéressantes, accompagné de compagnons de fortune rencontrés au fil de l'histoire, tel le fidèle Tristelune.

La magie opère toujours avec ce 4e tome, que j'ai dévoré. J'ai cependant eu un goût de trop peu, l'histoire passe trop vite, j'aurais préféré que chaque aventure d'Elric soit un peu plus détaillée, un peu plus compliquée. Mais ce ne sont que des détails, qui n'entachent en rien mon plaisir de lecture.

À bientôt pour le 5e tome !


Je me demande parfois, Elric, si votre ténébreuse destinée n’est pas la création de votre imagination morbide.

Elric, dernier Seigneur de Melniboné, dernier adorateur de ses dieux grotesques et merveilleux. Elric, pillard sans scrupules, aventureux et insouciant, tueur cynique, homme déchiré par une douleur immense, portant le poids d'un savoir qui eût fait perdre la raison à tout autre. Elric, créateur de délires fous, se vautrant parfois dans des délices insensées... 
   
Ainsi donc, dit-il, je vivrai ma vie sans jamais savoir pourquoi je la vis, sans savoir si elle a un but ou non. Peut-être le Livre aurait-il pu me le dire...mais l'aurais-je cru ? Je suis l'éternel sceptique, qui ne saura jamais avec certitude si ses actions sont bien les siennes, ou s'il est guidé par une entité ultime.

 

dimanche 26 octobre 2014

41 - Elric, Intégrale 1

Auteur : Michael Moorcock
Éditeur : Pocket
Publié en : 2013

Cette Intégrale 1 regroupe les 3 premiers tomes du Cycle d'Elric : Elric des dragons, La Forteresse de la perle et Le Navigateur sur les Mers du Destin.




On m'a beaucoup parlé de Michael Moorcock et de son Cycle d'Elric avant que je me lance enfin dans cette lecture. En bien, bien entendu, mais avec parfois quelques réserves sur l'écriture, qui peut être assez difficile par moments. Et bien, je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres lecteurs, mais pour ma part j'ai dévoré ces trois premiers tomes du début à la fin. J'ai été captivée, intriguée, passionnée par l'histoire de cet empereur albinos, descendant d'un peuple cruel et décadent, physiquement faible, drogué mais tout de même puissant.

Elric est un personnage des plus charismatiques auquel on ne peut que s'attacher. Son empire, Melniboné, les différentes contrées qu'il parcourt, ses aventures, son amour pour Cymoril, son combat contre ses propres faiblesses et contre son héritage, son pacte avec les Seigneurs du Chaos ou encore les Élémentaires... L'imagination qui ressort de ces trois premiers tomes m'a souvent laissée admirative et sans voix. Tout cet univers, toute cette magie, m'ont totalement charmée, envoûtée, et j'en redemande !

Alors à très bientôt pour la suite.


Stormbringer avait besoin de se battre, c’était sa raison de vivre. Elle avait besoin de tuer, c’était son souffle de vie. Elle avait besoin de la vie et de l’âme des hommes, des démons et même des dieux.