mardi 27 mars 2012

14 - Hunger Games T2 - L'embrasement

Auteur : Suzanne Collins
Éditeur : Pocket Jeunesse
Écrit en : 2009

Après avoir adoré le tome 1 de cette trilogie déjà mythique de Suzanne Collins, me voici plongée dans le tome 2...

Je ne peux pas parler de l'histoire au risque de spoiler, ce que je peux dire, c'est que L'embrasement porte bien son nom. Katniss y apparait, bien malgré elle, comme l’Étincelle qui mettra le feu aux poudres. Ce 2e tome nous présente les réactions des Districts suite aux choix et aux actions de Katniss dans les Jeux du 1er tome.

Mais on découvre aussi, dans toute son horreur, la puissance machiavélique du Capitole qui cherche par tous les moyens à garder le contrôle sur les Districts, et anéantir leur espoir, Katniss. Je trouvais déjà l'histoire horrible dans le 1er tome, mais finissant quand même sur une note d'espoir. On sentait pourtant bien qu'une ombre planait au-dessus de tout ça, attendant le bon moment pour frapper là où ça fait le plus mal. C'est ce que Suzanne Collins nous raconte dans ce 2e tome, que j'ai trouvé encore plus horrible et inhumain que le premier (je parle bien sûr des actions du Capitole). On va encore plus loin dans le mépris du peuple, de l'homme, de la liberté qui est totalement inexistante dans les Districts. Et c'est toujours avec cette plume simple mais incisive, pertinente, qui raconte le pire sans fioritures, que l'auteur nous tient, haletants, jusqu'au dénouement de ce second volet de l'histoire.

Une fois entamé je n'ai pas pu refermer le livre avant la fin, et là je n'ai qu'une envie, lire le 3e tome qui verra l'intrigue, l'action, le suspense à leur paroxysme. J'ai tellement hâte de savoir comment Suzanne Collins va mettre un terme à cette trilogie !




13 - Les Cités des Anciens T1 - Dragons et serpents

Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Écrit en : 2009

Robin Hobb est une auteure qui a profondément marqué ma "jeunesse", avec L'Assassin Royal et Les Aventuriers de la mer. C'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis tournée vers Les Cités des Anciens.

J'ai retrouvé la dragonne Tintaglia, cherchant désespérément à sauver son espèce par tous les moyens, y compris en passant un marché avec de simples humains (ce qui est vraiment rabaissant pour les dragons...). Cette intrigue avait déjà été bien évoquée dans Les Aventuriers de la mer, où l'on avait découvert que les dragons étaient en voie d'extinction, et où l'on avait assisté au réveil de Tintaglia, l'unique dragon restant dans ce monde où les siens ne parviennent plus à survivre. Cette créature supérieurement intelligente et orgueilleuse a dû mettre sa fierté de côté et a fait appel aux humains pour aider les serpents à remonter le fleuve du Désert des Pluies, jusqu'au lieu d'encoconnage où ils se construiront une coquille chargée des souvenirs des leurs, et qui les protègeront jusqu'à la maturité. Mais ce voyage est long et pénible, les serpents fatigués et affamés... Peu d'entre eux pourront devenir des dragons.

C'est donc sur cette note "joyeuse" que commence cette nouvelle série. Dans la lignée chronologique des Aventuriers de la mer, j'ai pris grand plaisir à retrouver cet univers créé par Robin Hobb. Malgré les années, j'ai reconnu les lieux, les noms... et les souvenirs de mes lectures passées de ses ouvrages me sont revenus petit à petit, avec beaucoup de plaisir. D'ailleurs je me replongerais bien dans L'Assassin Royal !

En ce qui concerne cette nouvelle série, Les Cités des Anciens, ce premier tome n'est qu'une mise en place du contexte et de l'intrigue, et beaucoup lui reprochent son peu d'action et ses quelques longueurs... Mais je sens que toute cette histoire prendra forme très rapidement, alors je me jetterai très bientôt sur le 2e tome !

vendredi 23 mars 2012

12 - 1Q84 - Livre III (Octobre - Décembre)

Auteur : Haruki Murakami
Éditeur : Belfond
Écrit en : 2010

Après ces longs mois d'attente depuis la lecture du Livre II, me voici enfin plongée dans la fin de cette trilogie fantastique d'Haruki Murakami, 1Q84.

C'est avec beaucoup de plaisir donc que je retrouve Aomamé et Tengo dans la suite de leurs aventures. Mais un nouveau personnage vient "pimenter" un peu ce 3e tome : Ushikawa, un détective qui va essayer de suivre les rares indices qui le mèneront à la vérité. Je dois avouer que malgré mon engouement pour cette trilogie, j'ai trouvé par moments que l'histoire Aomamé/Tengo était trop fleur bleue, trop poussée. Sans l'alternance avec les chapitres consacrés à Ushikawa je me serais sûrement un peu ennuyée.

Mais cela n'enlève rien à la magie des ouvrages d'Haruki Murakami, qui est à mes yeux un véritable enchanteur de la littérature. Encore une fois, j'ai été hypnotisée dès les premières pages du roman ; encore une fois, j'ai bu ses mots et avalé les pages sans m'en rendre compte. Le final laisse libre court à l'imagination du lecteur, le mystère est intact. C'est un peu comme si l'auteur nous laissait trouver nous-mêmes les réponses à toutes les questions qu'il a soulevées dans ces 3 tomes.

Il me reste encore de nombreux ouvrages à découvrir, mais l’œuvre d'Haruki Murakami est pour moi une grande découverte littéraire, et la trilogie 1Q84 en est un excellent représentant !

vendredi 9 mars 2012

11 - Hunger Games


Auteur : Suzanne Collins
Éditeur : Pocket Jeunesse
Écrit en : 2008

L'adaptation en film approchant à grands pas, je me suis hâtée de lire le premier tome de cette trilogie au succès international. Hunger Games m'avait déjà été chaudement recommandé par une de mes amies bibliovore (son blog), c'est donc sans appréhension que je me suis plongée dans cette histoire étrange, dérangeante et passionnante.

Le pays dans lequel se déroule l'action est divisé en 12 Districts dirigés par le Capitole. Catniss est une jeune fille du 12e District, celui qui produit du charbon, le plus détesté de tous, le plus démuni. Ses habitants meurent de faim et vivent dans une misère terrible. A la mort de son père, Catniss a pris en charge sa mère plongée dans la douleur, et sa petite sœur, Prim, qui est tout pour elle. Elle chasse, pêche, ramasse des baies dans une forêt dangereuse et risque chaque jour sa vie pour la survie de sa famille.

Le Capitole organise tous les ans des jeux auxquels les 12 Districts sont obligés de participer. Ce sont les Jeux de la faim, les Hunger Games. Le principe est simple, dans chaque District sont tirés au sort deux candidats (appelés tributs), un garçon et une fille entre 12 et 18 ans. On a donc 24 candidats, qui doivent dans un premier temps séduire le peuple, les sponsors, avant d'être lâchés dans une arène avec une unique règle : tous les coups sont permis. Pour gagner, il faut être le seul survivant.

Cette année, Prim a tout juste 12 ans, et le sort a décidé qu'elle serait tribut du 12e District. Face à cette injustice, Catniss se porte volontaire à la place de sa soeur. Commence pour elle une aventure cruelle, totalement dépourvue de morale, pendant laquelle elle tentera tant bien que mal de rester vivante. Pour le bien de sa famille.

Dès les premières pages j'ai été aspirée dans cette aventure et je n'ai pu reprendre ma respiration qu'au dernier mot. Déjà la vie que Catniss et les habitants de son District mènent chaque jour m'a bouleversée, mais ce qu'elle va vivre dans l'arène pendant les Jeux m'a laissée sans voix. Tant de cruauté, tant de mépris face à la vie humaine... Comment est-ce possible ? Ce n'est qu'un livre, une fiction. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement avec nos jeux de télé-réalité, qui sont de plus en plus poussés dans la manipulation et le mépris du candidat en tant que personne. Mais bon, je laisse tout ça de côté et je préfère ne considérer cet ouvrage que comme une histoire.

Tout le long de l'ouvrage j'ai espéré que Catniss s'en sorte, mais cela voulait dire que 23 autres personnes, dont certaines que j'aime beaucoup, comme Rue, ou Peeta, doivent mourir pour ça. On va de rebondissement en rebondissement, ce n'est pas l'action qui manque (d'ailleurs, quand le jeu devient trop ennuyeux pour les téléspectateurs, le Jury s'empresse de créer un drame pour relancer l'attention...). J'ai été complètement fascinée par l'histoire, l'écriture est fluide, le rythme est rapide et le roman se lit vite. Mais le grand final nous laisse avec tellement de questions sans réponses que j'ai hâte d'entamer le tome 2 qui, je l'espère, sera aussi bien que le premier.

mardi 6 mars 2012

10 - Kafka sur le rivage

Auteur : Haruki Murakami
Éditeur : 10/18
Écrit en : 2002

C'est avec l'excellent souvenir de 1Q84 (et surtout pour me faire patienter jusqu'au tome 3) que je me lance dans cette nouvelle lecture d'Haruki Murakami, avec le célèbre Kafka sur le rivage.

Kafka Tamura est un adolescent qui, depuis 2 ans, se prépare à changer de vie : le jour de son 15e anniversaire il s'enfuit de chez son père, vers une destination inconnue, loin de ses démons familiaux. Il va découvrir la liberté, mais également la solitude, jusqu'au jour où il perd connaissance et se réveille quelques heures plus tard, ses vêtements tâchés de sang, n'ayant aucun souvenir de ce qui s'est passé.
Nous faisons également la connaissance de Nakamura, un vieil homme de 60 ans qui, à la suite d'une maladie mystérieuse lorsqu'il était enfant, a tout oublié. Il ne savait plus qui il était, ni comment il s’appelait, il ne reconnaissait plus ses parents et ne savait plus ni lire, ni écrire. Il se considère lui-même comme quelqu'un de stupide et de limité. Mais il a l'étrange capacité de parler aux chats, ce qui fait que les habitants de son quartier font souvent appel à lui lorsque leur chat disparaît. C'est lors de l'une de ces recherches que le vieux Nakamura va être entraîné dans une histoire bien étrange qui le mènera loin de Tokyo et loin de son quartier qu'il n'avait pas quitté depuis des dizaines d'années.
Parallèlement, nous avons accès à des dossiers classés "Top Secret" du gouvernement américain sur un phénomène étrange ayant eu lieu dans un Japon en guerre, en 1944, pendant lequel 16 élèves s'étaient évanouis de manière totalement incompréhensible lors d'une sortie scolaire. L'institutrice qui les accompagnait est le seul témoin direct de la scène, la seule à ne pas s'être évanouie. Les "victimes" de ce fait étrange se sont réveillées par elles-mêmes quelques heures plus tard, sans aucune séquelle, et ne se souvenant pas du tout de ce qui s'était passé... sauf un jeune garçon, qui est resté dans le coma.

Les histoires de Kafka et de Nakamura ont à la base un unique point commun, et vont se réunir au fil de l'histoire. Une construction qui fonctionne très bien dans ce genre de récit fantastique, entretenant un mystère et un suspense omniprésents jusqu'au moment ultime de la révélation. L'irréel côtoie le réel de manière tellement naturelle que le lecteur finit par trouver tout à fait normal qu'il pleuve des poissons ou que le fantôme d'une personne vivante apparaisse au milieu de la nuit...

Dès les premières pages, j'ai été totalement envoûtée et bercée par cette histoire et par les mots d'Haruki Murakami. Certains passages sont vraiment très bizarres, voire drôles, d'autres plus poétiques ou philosophiques, l'ensemble donnant un bon rythme à l'ouvrage qui se lit très facilement malgré sa longueur. Kafka sur le rivage, considéré par les critiques comme son œuvre la plus ambitieuse et la plus aboutie, est à mes yeux un pur joyau de littérature.

  

mercredi 22 février 2012

09 - Les Annales du Disque-Monde T1 - La huitième couleur

Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Pocket
Écrit en : 1983

Après mes errances littéraires de ces derniers jours, me voici revenue sur un terrain un peu plus familier : la fantasy. Mais Terry Pratchett n'est pas un auteur de fantasy comme les autres, c'est un auteur humoriste, à l'origine de la célèbre saga des Annales du Disque-Monde, dans laquelle "il détourne les canons du genre pour se livrer à une satire de divers aspects de la société contemporaine" (je cite Wikipedia).

Loin des très sérieux Seigneur des Anneaux et Trône de fer, grands classiques du genre (que j'adore bien sûr), nous voici dans un univers fantastique totalement farfelu, dans lequel le monde est plat (c'est le Disque-Monde), porté par quatre éléphants se tenant sur le dos de la carapace d'une tortue géante qui parcourt l'univers. Ce monde a ses propres lois physiques bien sûr et les peuples qui y vivent sont les humains, magiciens, orcs... que l'on connait. Mais il y a un nouvel arrivant qui va venir perturber le train-train quotidien de ces "braves gens". Il s'agit de Deuxfleurs, un... touriste. Ce premier tome relate donc l'épopée touristique de Deuxfleurs, avide de découvertes en tous genres, guidé par un mage déchu du nom de Rincevent. Ensemble ils vont échapper mille fois à la mort, rencontrer des héros, faire apparaître des dragons et vivre mille aventures qui réjouissent Deuxfleurs, et terrorisent Rincevent.

Dès les premières pages, l'auteur nous entraîne de surprise en surprise, avec fous rires à la clé. Les personnages sont tous plus drôles et caricaturaux les uns que les autres, mais mon personnage préféré est quand même la Mort, qui m'a beaucoup fait rire à chacune de ses apparitions ! Ou encore le Bagage, un coffre magique et féroce porté par des centaines de petites jambes, qui suit Deuxfleurs où qu'il aille et quel que soit le risque, terrorisant tout le monde sur son passage...

Certaines personnes ayant lu d'autres opus des Annales du Disque-Monde avant celui là ont un avis plus mitigé, trouvant ce tome plus lent que les tomes suivants. Mais n'ayant aucun point de comparaison, j'ai été totalement ravie de cette découverte, j'ai tout simplement adoré. Alors si la suite est encore meilleure, je la savoure d'avance !

 

mercredi 15 février 2012

08 - Du suicide

Auteur : Léon Tolstoï
Éditeur : L'Herne
Écrit en : 1910

C'est en 1910 que Léon Tolstoï écrit ce pamphlet sur le suicide, qui ne sera jamais terminé, ni publié de son vivant car il meurt quelques mois plus tard. Ce texte est une réponse aux nombreuses lettres que l'auteur a reçues de personnes suicidaires, qui ont perdu leur envie et leur joie de vivre, lui demandant conseil. Car Léon Tolstoï est considéré à la fin de sa vie comme un sage connu dans le monde entier.

Après plusieurs mois de recherches, à visiter des centres psychiatriques afin de s'imprégner de cette souffrance et lire de nombreux textes sur le sujet, Léon Tolstoï nous fait part de son avis. Il nous explique ce qui, selon lui, est la cause de "la folie de notre vie", en mettant constamment en rapport ce mal contemporain avec la religion et les problèmes de la société du XXe siècle. L'auteur est contre la religion, contre la science et le progrès, et nous montre dans cette analyse qu'ils sont responsables de la folie croissante du monde. Le suicide n'est finalement qu'un prétexte à un texte beaucoup plus philosophique sur la folie humaine. L'auteur pose de nombreuses questions, sur l'absurdité de notre système, sur la folie des hommes qui les poussent à accepter l'inacceptable sans se poser de questions. Et à ces questions il apporte ce qui, selon lui, est la seule réponse possible : nous sommes tous atteint d'une folie que l'on appelle "la culture de notre temps".

La curiosité et le nom de Léon Tolstoï m'ont poussée à choisir ce livre. On y retrouve l'ultime pensée de l'auteur sur un sujet qui l'a préoccupé pendant des années, et qui est toujours autant d'actualité au XXIe siècle. Une lecture très intéressante et d'actualité, qui nous fait réfléchir sur notre propre univers, notre propre société.

Merci à Babelio et aux éditions de L'Herne qui m'ont permis, par le programme Masse Critique, de découvrir le dernier écrit de ce grand penseur qu'est Léon Tolstoï.