vendredi 12 octobre 2012

39 - Humaine

Auteur : Rebecca Maizel
Éditeur : Albin Michel (Wiz)
Écrit en : 2012

J'avais lu l'année dernière Humaine, qui racontait l'histoire de Lenah, une vampire très ancienne et cruelle, qui, lassée de sa condition immortelle, souhaitait redevenir humaine et redécouvrir les goûts et sensations de la vie. J'avais beaucoup aimé cette histoire, originale et bien écrite. Me voici donc plongée dans le second tome, Âmes sœurs.

On retrouve donc Lenah, poursuivie par un puissant et dangereux vampire, Ava, qu'elle avait elle-même tuée et transformée lorsqu'elle était la reine des créatures de la nuit. Ava exige de Lenah qu'elle lui donne le sortilège qui lui a permis de redevenir humaine, afin de le détourner pour obtenir beaucoup plus de pouvoir et devenir pratiquement invincible. Et pour la contraindre à lui obéir, elle tue un par un les humains qui ont eu le malheur d'être proche de Lenah.

Ce 2e tome s'inscrit dans la continuité du 1er, mais l'histoire met beaucoup de temps à devenir intéressante. Il faut attendre le milieu de l'ouvrage pour y trouver un intérêt... J'ai d'ailleurs eu peur de ne pas retrouver dans ce tome l'originalité présente dans Humaine. Certains passages particulièrement fleur bleue, parlant de l'amour éternel m'ont beaucoup ennuyée. Mais heureusement, vers le milieu du livre (il était temps), tout s'est accéléré. L'histoire a pris tout son sens, il a commencé à y avoir du suspense, de l'action, une vraie intrigue et même des rebondissements ! La fin laisse clairement la porte ouverte à un troisième tome, que je ne manquerai pas de lire.
  

lundi 8 octobre 2012

A ne manquer sous aucun prétexte

Oyez, oyez braves gens !

Un post un peu particulier aujourd'hui, puisque, loin de mes habituels avis littéraires, je vous annonce l'ouverture d'un nouveau blog : CaroLire. Une autre Caroline (et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Gaenaria) s'est jointe à moi pour créer le club de lecture des Caroline.

Les règles sont détaillées sur le blog, mais en gros à chaque session nous proposons chacune un ouvrage par catégorie littéraire, sur un thème choisi. Un tirage au sort effectué par une blanche main innocente choisit le livre final, que nous lirons et critiquerons sur le blog. Vous êtes grandement invités à vous joindre à nous ! Si le livre en question vous intéresse, n'hésitez pas à vous inscrire afin de pouvoir vous aussi publier votre critique le moment voulu.

L'intérêt ? Découvrir de nouvelles œuvres bien entendu ! Et bien sûr de pouvoir en discuter entre gens de bonne volonté.

Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche, le premier roman sélectionné est une oeuvre de Neil Gaiman, Odd et les géants de glace, catégorie Fantasy.

Alors ne perdez plus de temps, rendez-vous sur notre nouveau blog, nous vous y attendons impatiemment !



jeudi 27 septembre 2012

38 - Shining

Auteur : Stephen King
Éditeur : J'ai Lu
Écrit en : 1977

Cela faisait longtemps que j'avais envie de découvrir le maître de l'épouvante, Stephen King, mais je n'avais jamais eu le courage d'ouvrir l'un de ses romans (peur de faire des cauchemars ?). Gaenaria m'a conseillé et prêté Shining, l'un des plus connus, me voilà donc lancée...

Bon, l'histoire tout le monde la connait, entre le livre et le film... En bref, Danny est un petit garçon de 5 ans qui possède le Don. Il perçoit des brides de passé et d'avenir, comprend les pensées des gens, voit des fantômes... Lorsque son père, Jack, trouve un travail de gardien d'hiver d'un grand hôtel, l'Overlook, toute la petite famille (Jack, Wendy et Danny) emménage pour de longs mois neigeux, isolés et coupés du monde. Mais l'Overlook a été le témoin de nombreux meurtres et crimes horribles depuis sa construction, qui ont transformé peu à peu l'hôtel en une puissance maléfique qui veut s'emparer de Danny.

Malgré quelques lenteurs qui m'ont empêché d'entrer dans l'histoire au début du livre, j'ai bien aimé Shining. Je ne m'attendais pas vraiment à ça, mais je ne sais pas non plus à quoi je m'attendais. Il y a beaucoup de suspense, les personnages ont une profondeur psychologique qui ne cesse de s'étoffer au fil des pages. Par contre je n'ai pas vraiment eu peur. Quelques passages à la fin sont assez flippants, mais je ne suis pas assez entrée dans l'histoire pour me sentir concernée par tout ce qui se passait dans le livre... Je pense qu'avec le film ce sera différent, je ne sais pas si je vais avoir le courage un jour de le regarder !

Une bonne expérience, un peu décevante cependant car à force d'entendre tout le monde encenser Stephen King je m'attendais à quelque chose de vraiment transcendant... Mais j'ai très envie de découvrir d'autres titres qui me donneront peut-être plus de frissons !

 

vendredi 7 septembre 2012

37 - Les Enfants de la Terre T6 - Le Pays des grottes sacrées

Auteur : Jean M. Auel
Éditeur : Les Presses de la Cité
Écrit en : 2011

Dernier tome tant attendu de la célèbre saga préhistorique Les Enfants de la Terre, c'est suite à quelques jours de vacances dans le Périgord que je me lance dans cet ouvrage (histoire de rester un peu dans l'ambiance)... J'ai en effet eu l'occasion de visiter entre autres Rouffignac et Lascaux, quoi de mieux que d'y mettre des personnages qu'on a déjà appris à connaître et à aimer tout au long des 5 premiers tomes ?

C'est donc avec un réel plaisir que je retrouve Ayla, tout juste mère, et son compagnon Jondalar, qui se sont bien habitués à la vie parmi les Zelandonii. Les multiples talents de la jeune femme ont piqué l'intérêt de la Première (grand chef spirituel), qui décide de la former afin qu'elle prenne sa succession plus tard. On va ainsi suivre Ayla tout au long d'une formation enrichissante, parfois pénible et au détriment de sa famille, mais qui va lui permettre de prendre conscience de beaucoup de choses et de faire évoluer son peuple à sa manière.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. La première moitié du roman est pleine de longs rappels à propos de faits, de coutumes, de techniques qui avaient déjà été expliquées en long, en large et en travers dans les tomes précédents, au détriment de l'histoire elle-même qui du coup a mis du temps à démarrer. Lorsqu'Ayla commence enfin son périple de doniate, ça devient plus intéressant, malgré quelques longueurs qui restent dans le texte... C'est principalement cette longue formation spirituelle d'Ayla au cœur des grottes préhistoriques qui nous est d'abord racontée, avec des descriptions très poussées et complètes des lieux qu'elle visite, des peintures, des ornements de ces grottes si représentatives aujourd'hui de la préhistoire. Heureusement vers le milieu du tome tout s'accélère et j'ai enfin pu entrer dans l'histoire et retrouver tout le plaisir que j'avais eu à suivre la jeune femme dans les tomes précédents. Malgré toutes ses longueurs et le fait que, de toute la saga, c'est le tome que j'ai le moins apprécié, Le Pays des grottes sacrées a le mérite d'offrir une fin digne de ce nom à cette magnifique saga préhistorique, Les Enfants de la Terre.



 

mercredi 22 août 2012

36 - Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel

Auteur : Marianne Rubinstein
Éditeur : Albin Michel
Écrit en : 2012

Autre roman de la rentrée littéraire Albin Michel, Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel se présente comme le journal intime de Yaël, une femme que son mari vient de quitter, et qui se retrouve à supporter à la fois le désespoir de cette séparation, et les difficultés de la garde partagée de leur enfant, Simon. A chaque journée son cours paragraphe, qui nous permet de vivre avec elle l'évolution de son ressenti, de ses émotions face à cette douleur.

Entre les périodes sans son fils où Yaël se plonge dans une apathie totale, avec un refus de vivre évident, et celles où Simon vient ranimer le peu d'espoir et de vie qu'il lui reste, c'est le portrait d'une femme dépressive qui se noie dans son malheur, mais qui va finalement, le temps aidant, reprendre le cours normal de sa vie. Déprime, laisser-aller, colère, jalousie, puis renouveau, petit à petit... Yaël va réapprendre à vivre, à relativiser son propre malheur en côtoyant celui de ses amies et de son entourage, et va finalement découvrir qu'à 40 ans passés, elle est libre.

Au final un roman sans grande originalité. J'ai eu du mal à y entrer au début, car je l'ai trouvé essoufflant par son rythme très saccadé de journal intime, succession de phrases courtes ne laissant aucun répit à l'histoire qui a du mal à se mettre réellement en place... Et puis j'ai trouvé beaucoup de longueurs, avec des paragraphes consacrés à la littérature ou à l'économie ou ceux où elle fait sa crise de la quarantaine, qui selon moi ne font pas avancer le schmilblik... Mais les pages se tournent quand même et finalement on prend goût à tout ça, et on se laisse prendre par cette histoire ordinaire qui pourrait arriver à n'importe qui... Un avis mitigé donc, une lecture qui ne m'a rien apporté mais que je ne regrette pas pour autant.

  

35 - Barbe Bleue

Auteur : Amélie Nothomb
Éditeur : Albin Michel
Écrit en : 2012

Le phénomène Amélie Nothomb m'a toujours beaucoup intriguée, d'autant plus que je suis loin d'être fan de ses œuvres. Cela ne m'empêche pourtant pas d'y retourner chaque année, comme beaucoup de lecteurs je suppose, afin de découvrir ce qu'elle va trouver comme idée cette fois pour nous surprendre. Car il faut admettre que ses textes ne manquent pas d'originalité, et c'est cette surprise que j'attends de leur lecture, non le plaisir...

Me voici donc à la découverte du Nothomb, cru 2012, Barbe Bleue. Comme toujours, pas de 4e, une simple accroche : "La colocataire est la femme idéale". Peu d'indices donc, avec ce titre énigmatique et cette phrase qui n'a rien à voir avec le mythe de Barbe Bleue. Mais dès les premières pages on comprend rapidement de quoi il s'agit, puisqu'on découvre notre protagoniste, Saturnine, dans une salle pleine de jeunes femmes ayant répondu à une annonce pour une colocation à Paris. En discutant avec sa voisine, elle apprend rapidement que le maître des lieux a déjà eu huit colocataires, toutes des femmes jeunes et belles, toutes ayant disparu à ce jour. Les femmes dans la pièce sont au courant, et se présentent poussées par la curiosité et l'envie de rencontrer ce mystérieux personnage, un richissime noble espagnol que l'on dit très séduisant. Saturnine, quant à elle, ne croit pas vraiment sa voisine et décide de rester car elle a désespérément besoin d'un logement le plus tôt possible. Étrangement, elle obtient cette chambre très facilement et emménage. L'intrigue est ainsi lancée, nous voici donc dans un Barbe Bleue contemporain au cœur de la capitale française.

Bon... Comme je m'y attendais, Amélie Nothomb m'a surprise, elle nous présente encore une histoire vraiment originale. Attention, ça ne veut pas dire que je l'ai aimée, car comme à chaque fois je ne sais pas du tout quoi en penser, mais j'admets tout à fait que les dialogues sont souvent drôles et bien trouvés, les personnages sont complexes et ne m'ont pas laissée indifférente. Mais il y a toujours cette atmosphère malsaine qui plane sur ses livres et qui me dérange beaucoup.

Dans l'ensemble rien de neuf à l'horizon, un nouveau roman d'Amélie Nothomb semblable aux précédents, vite lu, vite oublié, mais qui a ce petit quelque chose de surprenant qui fait qu'on y retourne chaque année.

 

lundi 20 août 2012

34 - L'Oeil de la Lune

Auteur : Anonyme
Éditeur : Le Livre de Poche
Écrit en : 2008

Et oui, il ne m'a pas fallu longtemps pour me jeter dans cette suite du Livre sans nom, qui était un ouvrage vraiment addictif. J'avais hâte de retrouver cette ambiance unique et d'en savoir plus sur les mystères non expliqués "dans l'épisode précédent" !

Et en effet, c'est avec beaucoup de plaisir (malsain, il faut l'avouer) que j'ai retrouvé ici tous les ingrédients qui m'avaient tant amusée : du gore, de l'humour noir, du gore, une histoire fantastique et encore du gore ! C'est gratuit et méchant, mais tellement jouissif ! Et puis l'histoire est loin de s'arrêter aux descriptions de meurtres particulièrement horribles... Il y a une véritable intrigue, bien ficelée et originale, avec des personnages charismatiques, parfois touchants. J'ai d'ailleurs mieux aimé L'Oeil de la Lune que Le livre sans nom, car on en apprend plus sur ce mystérieux personnage, le Bourbon Kid. On apprend qui il est, d'où il vient, et surtout pourquoi il est ce qu'il est et quel est son but.

Et la fin... Le genre de fin où on referme le livre en criant "Nooooooooooon, ça ne peut pas finir comme ça !!!!!!!!!". Alors il n'y a qu'une chose à faire, lire le tome 3 le plus tôt possible !!!